Rudi Garcia - Marseille
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Édito : Garcia, erreur de casting mais « invirable » ?



 

Dimanche 10 Septembre 2017, nouvelle défaite trois buts à un des marseillais: aucun fond de jeu, des remplacements qui prêtent à caution et un recrutement qui plombe plus qu’il ne renforce. Au centre de toutes les critiques, un homme : Rudi Garcia. Le technicien s’est montré incapable hier soir de relancer l’escouade, qu’il a formé via le mercato, en pleine déconfiture depuis le court déplacement à Monaco.

 

 

Le public ne s’y est pas trompé, dès le second but rennais, de sonores « Garcia démission » sont descendus du Virage Sud. La démission ne paraît pas envisageable vu la psychologie du bonhomme mais le licenciement le parait encore moins.

 

 

Eyraud ne réagira sans doute pas de manière émotive

 

 

« On ne gère pas des millions d’euros à l’émotion. » S’il vous fallait une punchline pour illustrer la gestion de Jacques-Henri Eyraud, il vous l’a donné au début du mois de Juillet dans une interview à France Football. Le nouveau président de l’Olympique de Marseille veut gérer le club comme une entreprise et ne réagira pas de manière émotive, il l’a répété à de nombreuses reprises. « Le sport est une industrie, pas de l’artisanat » avait-il aussi lâché.

 

 

Virer Garcia serait répondre à des émotions qui désavoueraient sa méthode or il ne fait aucun doute que JHE entend plus que jamais rester « mé-tho-di-que ». De plus, le technicien a dès le départ été placé au centre du projet. Arrivé avant Zubizarreta, il a eu le final cut sur l’ensemble du mercato, bloquant les arrivées de certains, poussant pour en obtenir d’autres.

 

 

Ces plus de 100M€ dépensés l’ont été pour lui, cet effectif est le sien et ne conviendra pas forcément à un hypothétique successeur qu’il faudrait d’abord trouver dans l’urgence. Ce qui ne correspond encore une fois pas à la discipline méthodique prônée par les nouveaux dirigeants. Le contrat de trois ans de Garcia lui offre enfin une sécurité sur laquelle il ne s’assoira pas. Ses départs de Lille et de la Roma le prouvent, ses agents ne transigent pas sur ce qui lui est dû. Il coûtera de l’argent s’il part et trouver son successeur serait une dépense supplémentaire.

 

 

Il va en falloir des raclées avant qu’un changement d’entraîneur ne devienne envisageable…

Bref, les alternatives s’offrant à la direction sont la remise en question profonde de toute sa construction sportive autour d’un seul personnage ou le maintien du cap dans la tourmente malgré des résultats désastreux. Autant dire qu’il va en falloir des raclées avant qu’un changement d’entraîneur ne devienne envisageable…

 



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