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Itw FCM : « Ocampos, ce n’est pas un garçon comme Mbappé »

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Lucas Ocampos & Rudi Garcia /Olympique de Marseille vs NK Domzale at Stade Velodrome on August 24, 2017 in Marseille, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport)

A la surprise générale, Lucas Ocampos est devenu le symbole du renouveau de l’OM, d’une équipe olympienne combative et capable de renverser Nice (2-4) en affichant des valeurs de combat. L’attaquant argentin, prêté la saison dernière au Genoa puis à Milan, a déjà inscrit 4 buts en Ligue 1 depuis le début de la saison, soit à peine un de moins que son précédent record (Lors de la saison 2013/2014).

 

Jean Petit, ancien adjoint de Claudio Ranieri à l’ASM, évoque pour Football Club de Marseille le parcours de l’Argentin. Interview.

 

 

Ocampos, c’était un des meilleurs jeunes talents en Argentine

 

 

Qu’est-ce qui vous avez convaincu chez Lucas Ocampos lorsque vous le recrutez en 2012  à Monaco ?

 

Jean Petit : « C’était un des meilleurs jeunes talents en Argentine lorsque nous sommes allés le chercher. Il débarque à Monaco à seulement 17 ans et dès les premiers matchs il a démontré que c’était un très bon joueur. Mais il fallait qu’on lui laisse du temps. Peut être que l’on comptait trop sur lui et qu’on ne lui a pas laissé le temps de s’acclimater. Mais c’était et cela reste un bon joueur. Il a les qualités pour réussir, un vrai sens du but et fort techniquement. Il est peut être venu un peut trop jeune chez nous. »

 

 

 

Est-ce qu’il n’est pas arrivé trop tôt et surtout trop jeune en Europe ?

 

Jean Petit : « Quand on voit les jeunes qui rentrent au centre de formation, ils ont vraiment le temps de s’adapter, lui à 17 ans il a du changer de pays, de continent cela peut le perturber. Mais c’est un garçon qui adore le foot et c’est pour cela qu’il va réussir. Je pensais d’ailleurs qu’avec Bielsa, argentin comme lui, il allait pleinement s’épanouir, mais non. Les premières années ont été difficiles pour lui. »

 

 

Musculairement, déjà à 17 ans il était vraiment costaud

 

 

Il a connu des difficultés à s’imposer que ce soit à Monaco, à Marseille et même en Italie en prêt…

 

Jean Petit : « Et pourtant il a toutes les qualités pour s’imposer. Sa formation a aussi été certainement un peu tronquée. Musculairement par contre, déjà à 17 ans il était vraiment costaud. Je me rappelle d’une de ses premiers buts à Monaco, il jouait côté gauche, il rentre à l’intérieur et il enveloppe la balle du droit, cela m’a impressionné. Mais après cela a été difficile pour lui. On ne lui a pas fait de cadeau car il fallait faire des résultats tout suite et on n’a pas été patient. »

 

 

On a longtemps eu du mal à savoir quel était son meilleur poste.

 

Jean Petit : « C’est un attaquant. Chez nous il jouait à gauche. Et c’est là qu’il commence à gagner sa place avec Garcia à Marseille alors qu’il y a une forte concurrence devant. Il est costaud, bon de la tête, il a une bonne frappe, il peut aussi évoluer dans un rôle de numéro 9 à l’ancienne qui sait remiser et qui va au contact. Ce n’est pas un garçon comme Mbappé par exemple qui est plus fin et plus rapide. Il a toujours eu ses qualités physiques, bien planté et costaud mais il avait aussi cette technique qui lui a permis au début de mettre de très jolis buts techniquement difficiles à réaliser. »

 

 

 

 

Vous pensez qu’il peut enfin exploser ?

 

Jean Petit : « Il n’a encore que 23 ans, il n’a pas fini sa progression. Les qualité il les a. C’est vrai qu’on ne peut plus être patient avec lui comme au début, mais il j’espère qu’il va enfin faire une saison pleine, enchainer les matchs et enfin montrer le talent qu’on avait vu en lui lorsqu’il était l’un des meilleurs argentin de sa génération. »