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Deschamps : « Ça va encore bouger à l’OM »

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Didier, l’OM a repris l’entraînement aujourd’hui. Quel est votre état d’esprit ?

Je suis bien. Comme tout le monde j’espère. On est reparti pour un tour !

Qu’est-ce qui a changé depuis un mois ?

(Sourire) Le fonctionnement est différent. En tant qu’entraîneur je m’adapte. On a tous le même but : être efficace.

Etes-vous un entraîneur plus exposé ?

Ni plus ni moins. J’ai toujours été exposé. C’est mon métier qui veut ça.

Les conditions sont-elles meilleures qu’avant ?

Déjà la façon dont on travaille depuis un mois c’est bien mieux que l’an dernier. Le souhait d’un coach est d’avoir le groupe à disposition le plus vite possible. Ce sera quasiment le cas avec le retour des internationaux lundi prochain. C’est important pour créer une ambiance de travail au quotidien. Il y a aussi la préparation physique qui est difficile mais primordiale pour les joueurs. Je préfère ça aux arrivées décalées dans le temps. On évite des soucis de blessures plus tard.

Le processus de décision est plus clair ?

Il y a un décideur : Vincent Labrune qui est en ligne directe avec Margarita Louis-Dreyfus. D’ailleurs, c’était important qu’elle soit présente le jour de la reprise. Le schéma et les responsabilités des uns et des autres sont définis. Chacun sait ce qu’il a à faire.

Etes-vous certain que l’épisode Niang ne se reproduira pas cet été avec un autre membre de votre effectif ?

On n’est jamais sûr de rien. J’ai connaissance de la situation économique. Je ne peux pas être catégorique aujourd’hui. Mais fin juillet ou début août, ça le sera. Il n’y aura plus de départ une fois la saison commencée. Pour le bien du groupe, c’est une situation qu’il vaut mieux éviter de revivre. On est tous unanimes là-dessus. J’ai eu des discussions avec Vincent Labrune. Les choses sont claires.

Sur quels joueurs mettrez-vous votre veto ?

Aujourd’hui, vu notre situation, il ne suffit pas de perdre un joueur. La question est de savoir à quel prix et qui le remplacera. Si c’est pour prendre un élément meilleur, pourquoi pas. Mais nous ne sommes que fin juin. Ce discours ne sera pas vavable fin juillet.

Y a-t-il un délai pour le départ de Lucho ?

Il faut voir. Il n’a pas repris l’entraînement aujourd’hui pour des raisons personnelles. Il y a des discussions. Mais on a une saison à préparer. On sait ce que représente Lucho sportivement et économiquement. Son départ ou pas peut avoir une influence sur ce qu’il peut se passer. Il peut y avoir un effet domino.

Quelle est votre position sur André-Pierre Gignac ?

Il a eu une saison difficile. Il s’est fait opérer. Il ne pourra s’entraîner que lors du deuxième stage. L’essentiel est qu’il se remette dans le coup et travaille. Je compte sur lui. Mais il aura de la concurrence. A lui de faire les efforts pour être performant.

Si vous recrutez un grand attaquant, Gignac aura-t-il encore sa place dans votre effectif ?

Aucun grand club n’a que trois attaquants. Il en faut 5-6 car c’est souhaitable de doubler tous les postes. Il faut tenir compte du fait que je vais perdre les deux frères Ayew en janvier lors de la Coupe d’Afrique des nations.

Espérez-vous le départ de plusieurs joueurs ?

Oui. Je ne donnerai pas de noms. Heinze et Taiwo sont déjà partis. Pour d’autres, un départ est sans doute dans leur intérêt. A partir du moment où des joueurs arrivent à leur poste, ils doivent être assez lucides pour se rendre compte de leur situation. Certains ont passé un an sans jouer. Ce n’est pas évident. Mais je comprends leur attitude. Ils ont des contrats. Et puis on est bien à Marseille ! Surtout depuis deux ans…(Rires)

Envisagez-vous un loft pour les indésirables ?

Non ! Les joueurs ont des contrats. Tant qu’ils se comportent en professionnels et ne nuisent pas au travail collectif, je n’ai pas de problème. Au retour des internationaux, on sera numériquement au-dessus du chiffre idéal. On équilibrera.

Allez-vous recruter une doublure à Jérémy Morel ou Sabo et Fomen font l’affaire ?

Sabo a connu une saison difficile. Il avait devant lui Heinze et Taiwo. Ce n’était pas évident au niveau humain pour lui. Il aspire à jouer plus. J’ai suivi Fomen à Dijon où il a participé à la montée. Je vais le voir en stage. Et je prendrai une décision.

En fonction du recrutement des vos rivaux (PSG, Lille, Lyon), pourriez-vous réclamer un effort de l’actionnaire ?

Non. Ce serait déplacé de ma part. Peu importe ce que font les autres. Je connais la feuille de route. Je sais ce qu’on peut faire ou pas. On a pris trois joueurs. Le quatrième (Alou Diarra) devrait arriver aussi.

Vous évoquez souvent les exigences de Marseille. Les premières recrues n’ont jamais joué la Ligue des champions. Avez-vous des certitudes sur elles ?

Les joueurs ont de la qualité. Un joueur de 21 ans peut avoir l’assurance et la maturité d’un joueur de 30 ans. Ces recrues connaissent la Ligue 1. Ils devront s’adapter à un nouvel environnement. Mais le plus important pour moi c’est la qualité footballistique et l’état d’esprit.

Pourquoi tenez-vous autant à Alou Diarra ?

Je connais sa qualité et son rôle en club et en équipe de France. C’est un capitaine potentiel pour l’Euro 2012. A son poste, j’avais noté un manque l’an dernier. Mais on n’avait pas pu le faire venir.

C’est quoi la suite de la feuille de route ?

Il y a différentes options. La situation économique n’est pas reluisante. La suite passe par des départs. Ça va encore bouger évidemment. Dans un sens et dans l’autre. L’objectif est d’avoir une équipe plus compétitive que la saison dernière.

Ne manque-t-il pas une star à l’OM ?
La star c’est l’équipe.

Vous entamez votre troisième saison. Quels seront les objectifs ?

La priorité reste le championnat. La qualification pour la Ligue des champions est vitale. Il y a trois places, je préfère la première. En Ligue des champions, nous avons la chance d’être dans le deuxième chapeau. On aura l’ambition de franchir le premier tour.

Redevenir souverain au vélodrome est-ce un but majeur ?

Oui. Si on veut le meilleur classement possible, il nous faut un parcours plus proche de celui de 2009-10.

Le PSG version Qatar vous fait-il peur ?

En tant qu’entraîneur de l’OM, c’est un concurrent avec de gros moyens qui se positionne plus fermement pour gagner des titres. Pour la L1, c’est une bonne chose d’avoir des grands clubs avec du potentiel économique qui font signer des grands joueurs.

Recueilli par Jacques Gorro

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