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Le recrutement à l’OM, comment ça marche ?

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Le recrutement à l’OM, comment ça marche ?
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 Depuis deux saisons, le niveau des joueurs recrutés par l’OM est globalement insatisfaisant. Si Lucas Mendes est une bonne pioche et que Romao est un titulaire depuis son arrivée, Raspentino, Sougou, Kadir, Abdallah et Barton sont déjà repartis. Cette saison, seul Thauvin est au rendez-vous. Les jeunes Imbula, Lemina et Mendy ne sont pas prêt pour être des titulaires incontestables. Payet, recruté avec un statut d’international, est bien trop inconstant. Khalifa n’a pas montré grand-chose.

 

Les données financières font la différence

 

Jose ANIGODevant ces échecs, le journal La Provence a interrogé le directeur sportif José Anigo et le responsable de la cellule de recrutement, Jean-Philippe Durand. Le quotidien affirme que les deux hommes ont des « relations glaciales ». Le coach de l’OM explique comment fonctionne le club : « On envoie le poste, le profil recherché, la tranche d’âge. Dans un premier temps, l’éventail est assez large; les scouts vont au Portugal, dans les pays de l’Est et scandinaves, en Belgique, en Suisse, un peu en Amérique du Sud où des contacts nous filent des infos. Une fois ce travail fait, tout est répertorié sur un tableau: par poste, par joueurs confirmés, par jeunes, avec les noms des agents, le prix d’un transfert éventuel… Les données financières font la différence. »

Les recruteurs marseillais travaillent bien dans différents pays, mais au final le recrutement reste très majoritairement du made in L1. Sur les derniers mercatos, seuls Mendes, Sougou et Barton  sont arrivés de l’étranger. La cellule de recrutement supervise, propose, mais leurs recommandations ne sont pas souvent suivies.

 

Le président tranche

 

Jean-Philippe Durand consent que leurs propositions sont rarement écoutées : « La frustration est toujours là. On voit chacun 150 matches par an, on a trois ou quatre joueurs par poste dont on se dit qu’ils iraient bien à l’OM. Au final, très peu arrivent. À la cellule ou en interne, on n’est jamais tous d’accord. Le président tranche. » Labrune, comme d’autres avant lui, possède son propre réseau avec des agents de confiances. Mais le résultat manque d’audace et la stratégie du 100% made in France est vouée à l’échec. José Anigo parle souvent des championnats étrangers ou beaucoup de joueurs sont supervisés, ils seraient peut-être temps de les recruter…

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