Jean-Pierre Papin n’a pas apprécié la communication de Kylian Mbappé dans la course au Ballon d’or 2026. Interrogé lundi sur France Télévisions, dans des propos relayés par RMC Sport, l’ancien attaquant de l’OM reproche au Madrilène d’avoir trop insisté sur sa candidature. Pour lui, Harry Kane mérite davantage d’être récompensé.
« Ce sont les autres qui décident »
Lauréat du Ballon d’or en 1991 sous le maillot de l’OM, Jean-Pierre Papin connaît la valeur de cette distinction. Mais l’ancien buteur marseillais estime que la manière de défendre sa candidature compte aussi dans l’image renvoyée. S’il reconnaît les qualités de Kylian Mbappé, sa campagne médiatique l’a agacé.
« Kylian, j’aime beaucoup, c’est un homme de records. Par contre, à un moment, c’est “moi, moi, moi et moi”. On devient Ballon d’or, on ne peut pas toujours dire qu’on a envie de. Ce sont les autres qui décident. Dans sa com’, à un moment, c’était : “Personne d’autre que moi ne mérite le Ballon d’or”. C’était too much pour moi. »
Papin reproche donc au capitaine des Bleus une communication qu’il juge trop centrée sur lui-même. Il ne remet pas pour autant en cause son talent : il avait déjà salué la précocité et la régularité de Mbappé en 2023, estimant alors que l’attaquant pouvait encore repousser ses limites.
Harry Kane plutôt que Mbappé
Pour JPP, les performances individuelles ne suffisent donc pas à départager les candidats. L’ancien Olympien a précisé pourquoi la communication du Français pesait négativement dans son appréciation :
« Aujourd’hui, quand tu regardes comment est attribué le Ballon d’or, il y a tout un tas de critères et ce critère-là ne va pas pour Kylian. Le reste, tout va bien. »
Il s’agit bien du jugement de Papin, qui préfère accorder sa confiance à Harry Kane. À propos de l’attaquant anglais, son avis est nettement plus favorable : « Harry Kane, il n’y a rien qui va de travers aujourd’hui. »
Les votes étant déjà clos, cette prise de position alimente surtout les discussions avant la cérémonie prévue le 26 octobre à Londres. Papin a choisi son favori, mais rappelle lui-même l’essentiel : la décision appartient aux votants, pas aux candidats.