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Le nouveau jeu pour diriger l’OM: « Bielsa a dit »

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Le nouveau jeu pour diriger l’OM: « Bielsa a dit »
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Bielsa a dit

 

Avec pour corollaire l’image d’un club dévoué à la cause d’un Bielsa acariâtre, exigeant et omnipotent, cet été l’OM a inventé un nouveau jeu de société : le « Bielsa a dit » !

 

Le principe du discours d’entreprise était simple : comme pour le « Jacques à dit » infantile, les participants devaient s’exécuter à l’évocation du nom du grand chef honorifique.

 

Les premiers tests ont été lancés à l’approche du printemps dernier. Le premier lauréat du jeu fut un certain Souleymane Diawara. Bielsa a dit… « pas de contrat pour toi » ! Et bing le jeu était lancé ! En tant que premier veinard à y participer, il a eu le droit à la totale : feu d’artifice et hall of fame ! José, second nominé, n’a eu le droit qu’à un voyage au Maroc… Les mauvaises langues disent que c’est parce qu’il n’est parti qu’à moitié !

 

Les concepteurs pas peu fiers des premiers effets du jeu ont étendu son application à toute la politique du club : relation presse, joueurs, mercato, centre de formation, parking, machine à café, cantine, etc., pratiquement tout y est passé ! Une com. en mode 360 :

 

« Bielsa a dit… la réserve U15 et U19  tu sucreras ! Bielsa a dit… la presse à la casa! Bielsa a dit…va en CFA ! Bielsa a dit … tu ne joueras pas ! Bielsa à dit…patati-patata! »

 

Pas très éthique me direz vous ? Réponse subliminale des spins doctors de l’OM : « Révolution Bielsa » !

 

La nouveauté n’est pas dans le procédé mais dans la répétition coordonnée, invariable et administrativement standardisée du message. A tel point qu’on en est venu à se demander si le label « Révolution Bielsa » n’avait pas été breveté par la direction du club.  Telle une hotline off-shore submergée par les problèmes opérationnels, l’élément de langage tournait en boucle dans le club : « Que nenni ! Bielsa a dit… », «… Révolution Bielsa ! »

 

Bielsa n’a pas dit ?

 

A l’heure du conflit ouvert avec l’argentin, le scénario véhiculé par les journalistes « embedded » n’était-il pas celui d’un président claquemuré dans son bureau, hypnotisé par le travail, terrorisé par l’intransigeance de son entraîneur, ainsi sacrifié sur l’autel de la REVOLUTION?

 

Passés les effets de la mythologie révolutionnaire, on s’est aperçu que les choses étaient plus compliquées que le « Bielsa à dit ». Car la gouvernance du club semblait avoir relativement peu changé en amont. Même si visiblement sans Anigo dans les pattes, les pilotes du mercato étaient les mêmes que ceux de l’année dernière : un « entourage » travaillant toujours « à l’anglaise » -au sens de caché- avec un Labrune à la manœuvre, manifestement peu respectueux du cahier des charges établi avec son coach.

 

En effet, Bielsa a-t-il vraiment dit ? On peut se poser la question. D’autant que l’usage du bidonnage et de la désinformation n’est pas nouveau pour le clan VLB. Du temps de Diouf déjà, « l’homme qui murmure à l’oreille des milliardaires » sévissait par des dispositifs d’influences très peu regardant au niveau éthique. N’est-ce pas lui qui chuchotait à ses ouailles de L’Equipe le contenu d’une interview bidonnée de RLD, pendant que ce dernier était sur un lit d’hôpital ? L’homme a les dents longues et n’a jamais été très regardant au niveau déontologie. D’ailleurs, la récente interview téléguidée du jeune Kyrill fait échos à cela: « après la parole du père, celle du fils pour protéger mes fesses ». Amen !

 

Bielsa n’aurait jamais dû dire

 

Lorsque l’argentin a fracassé la « Bielsa story »  on a assisté à une véritable excommunication. En très peu de temps le microcosme footballistique a montré toute sa dimension réactionnaire, en réagissant contre la parole du coach. Jugée blasphématoire.

 

Nous avons recensé quatre grands types de réactions négatives :

 

1- Mais pour qui il se prend de parler comme ça à son patron ? (mode Medef)

2- Ce n’est pas le bon timing (mode consultant en organisation)

3- Je suis d’accord sur le fond mais pas sur la forme (mode faux-derche)

4- Quel lâche ! Il veut se couvrir (mode transfert psy)

 

Dans un monde de la louange réciproque, de l’action en réseau, du clan, de la meute interposée, que vaut la parole d’homme à homme ? Le contrat signé ? La vérité : pas grand-chose! Comme l’a soulevé Marcelo Bielsa : « qui s’est soucié de savoir si ce que j’ai dit est vrai ? »

 

En gros : « Mais t’es qui toi, écrase-toi ou casse-toi ! ». On voit là tout le parti pris social d’un monde vu d’en haut, en hélicoptère. Une focale à partir de laquelle les « stakeholders » (« parties prenantes »), c’est-à-dire, les supporters, les journalistes, les énergies au travail sont réduits à l’état passif de fourmis ou de vache à lait.

 

Peu importe s’il est avéré que ton président la joue solo avec ses potes, ne respecte pas le projet ou le patrimoine de l’institution… On s’en fout : « Ecrase-toi, ou casse-toi ! ». L’entreprise tu l’aimes ou tu la quittes. On ne se demande même plus si l’énonciation de la vérité peut contribuer à protéger l’institution et à améliorer le projet sportif. On envisage la chose façon Artus Bertrand : vu du ciel ! Car d’après les sondages la perspective issue des tribunes est toute autre.

 

Bielsa ou la raison du plus fou

 

C’est bien cela qui est intéressant avec Marcelo Bielsa. Sa ligne de conduite est aussi une ligne de démarcation du football business. En affirmant de facto sa vision démocratique de la vie d’un club, il se coupe des protections de l’establishment footballistique :

 

« Dans le football qui peut dire qu’il est indispensable ? Les entraîneurs ? Les moyens de communication ? Les dirigeants ? Les arbitres ? Les spectateurs ? Aucun de ces acteurs ne le sont, d’après moi. A mon avis les seuls acteurs irremplaçables sont les supporters de football que je distingue des spectateurs… Un spectateur est une personne qui tire une simple jouissance ou non de ce qu’on lui montre selon un critère ‘esthétique’… Le football c’est les gens avant tout. Car ce sont eux qui sont les destinataires ultimes des décisions de toutes les choses administrées dans un club. Ne pas intégrer dans ces décisions ceux pour qui tu es censé administrer le club est une vision fasciste du football. » (Bielsa)

 

Avec un tel parti-pris, populaire certes, mais solitaire, on se demande souvent quand il va se faire virer ou quand il va partir ? Personnellement, la question que je me pose c’est plutôt pourquoi un type comme lui est là et pourquoi il est venu ?

 

La réponse est probablement incluse dans la question qu’il a posée un jour de discussion passionnée avec Guardiola :

 

« Pourquoi, alors que tu connais si bien le milieu du foot et les ordures qu’il y a, le haut de degré de malhonnêteté de certains, tu veux quand même y retourner et, en plus, entraîner ? Tu aimes à ce point le sang ? »

 

Malgré « le haut degré de malhonnêteté de certains » et le fréquent empilement d’ « ordures », il a sans doute senti dans la cité phocéenne la vieille odeur de sang dont il a besoin pour vivre sa passion du foot.

 

Ça tombe bien, les supporters pensent que l’OM a un besoin fou d’un fou de ce type.

 

 

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