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OM – Blog RDV : « Fallait pas toucher à l’icône du PSG »

Par Mis à jour le - Publié le

Joey Barton, roi de Twitter avec plus de 2 millions de « followers », est dans l’œil du cyclone. Adepte du clash et de la libre parole sur le réseau, le milieu de terrain anglais est la cible de l’ensemble des médias.

 

Nous avions été les premiers à dire que Joey Barton ne devrait pas rester à l’OM la saison prochaine. Mais sur des critères uniquement sportifs et financiers.

 

Aujourd’hui, le lynchage médiatique de Joey Barton, simplement coupable d’une blague de mauvais gout à l’encontre de l’icône du PSG, Thiago Silva, est lancé. N’oublions pas au passage que c’est le défenseur brésilien qui avait lancé les hostilités dans une interview accordée à l’équipe.

 

Depuis deux jours l’ensemble des médias sans exception se sont donc jetés comme des hyènes sur Joey Barton (lâché également par son club). La meute réclame donc une nouvelle fois de l’éthique, de la morale, du politiquement correct, de l’exemplarité…. En gros tout ce que le football n’a jamais été.

 

Si ce n’est Vikash Dhorasoo, pas un média, pas un seul consultant, journaliste ou observateur du ballon rond n’a donc envisagé une seconde que tout ce ceci ne pouvait être qu’une simple vanne de mauvais gout,  d’un genre un peu particulier, certes, voir pas drôle du tout, mais de là à réclamer la tête de Barton au bout d’un pique, cela en devient ridicule.

 

 

Ce sont d’ailleurs les mêmes donneurs de leçon qui s’étaient indignés d’une autre mauvaise blagues lors d’une finale de coupe de France en 2008. La fameuse banderole des supporters du PSG adressée aux Lensois: «Pédophiles, chômeurs, consanguins, bienvenu chez les Ch’tis. » Lorsque que Jean Michel Aulas vanne les supporters de St-Etienne, certains appel sa de l’incitation à la violence et demandent encore de la morale, toujours plus de morale. Mais pourquoi devrait-on absolument moraliser le football qui est tout sauf un sport moral?

 

Et pourtant Joey Barton avait annoncé la couleur: « Je suis un supporter qui joue au football » disait-il. Il fait donc des blagues de supporters. Certaines sont drôles, d’autres moins. 

 

On peut aussi s’étonner que cette même presse, qui était aveuglément sous le charme de l’anglais dès son arrivée, commentant tous ses faits et gestes, le moindre Tweet, a subitement retourné sa veste lorsque l’anglais s’est mis à la critiquer,  expliquant que les journalistes ne connaissaient rien au football.  L’anglais a commit l’irréparable: critiquer les journalistes. Il ne savait pas qu’en France, on peut critiquer tout le monde mais pas la presse. Et comme bien souvent, dans un élan de corporatisme, celle-ci s’est instantanément braquée contre lui en ne lui trouvant plus que des défauts.

 

Barton a fait une campagne de com’ en arrivant, en brossant tout le monde dans le sens du poil. Il a petit à petit envoyé quelques piques un peu trash. Le clash avec Dieter Hamman, puis la passe d’armes avec Pierre Ménès, ou effectivement, là, ces blagues était vraiment d’un goût douteux, pour finir par s’attaquer à Neymar puis à Thiago Silva. Même si cette forme de communication est critiquable, le « bashing » est monnaie courante outre-manche. Alors oui Joey Barton dit des conneries, oui il en fait beaucoup, mais les journaux ne sont pas obligés d’en parler et les gens de lire ses tweets…

 

Tout le monde savait depuis le début qui était Joey Barton, ce qu’il a fait et ce qu’il était capable de faire. On ne le découvre pas aujourd’hui et on joue les vierges effarouchées…

 

Tout ceci me fait penser finalement penser au sketch des gignols: « Encule un mouton » et De Greef qui doit expliquer au CSA pourquoi voir Michael Kael enculer un mouton est drôle. Joe Barton se retrouvera le 15 avril prochain dans la même situation face au conseil de l’éthique qui vient de le convoquer.

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