Jean-Pierre Papin livre sa version des tensions qui ont précipité son départ de l’OM. Dans un entretien à L’Équipe, l’ancien entraîneur de la réserve accuse Ali Zarrak d’avoir sapé son autorité et affirme avoir subi du harcèlement moral. Il reproche également à Pablo Longoria de ne pas avoir donné suite à ses alertes.
Papin reproche à Zarrak des interventions dans ses choix sportifs
Dans son entretien à L’Équipe, Jean-Pierre Papin revient sur la dégradation de ses relations avec l’ancien responsable de la Pro 2. Selon lui, Ali Zarrak intervenait dans les choix de joueurs et les décisions disciplinaires, au point de fragiliser sa position à la tête de la réserve. Le Ballon d’Or 1991 estime qu’il ne disposait plus de l’autorité nécessaire pour exercer son métier : « Il sapait complètement mon autorité. »
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Papin affirme avoir subi du harcèlement moral
L’ancien attaquant décrit une situation qui se serait installée dans la durée. « J’ai vécu un harcèlement moral pendant 1 an et demi. Une enquête d’un cabinet extérieur aurait été menée, mais n’aurait jamais abouti. Ce monsieur décide de tout. Qui doit jouer, ou pas, qui punir, ou pas. Il ne comprend rien au football, mais il a ses prérogatives, » a -t-il ainsi déclaré au quotidien sportif. Longoria mis en cause pour des alertes restées sans effet
Pablo Longoria est également visé par les reproches de l’ancien entraîneur. « J’ai alerté dix fois Longoria, il m’a promis 10 fois de s’en occuper, rien n’a changé. Il sapait complètement mon autorité. Ils m’ont gentiment dit de quitter rapidement le club, exactement au moment où les tensions en interne étaient fortes. Je ne pouvais pas rester, surtout quand tu vois ce qui se passe dans la société, la violence », explique Papin, qui assure avoir reçu des promesses d’intervention sans voir la situation changer. Il évoque par ailleurs une enquête confiée à un cabinet extérieur, qui aurait été interrompue avant d’aboutir. Papin dit ignorer pour quelle raison et sur ordre de qui cette procédure aurait été arrêtée. Son témoignage décrit ainsi une rupture avec Zarrak, mais aussi une perte de confiance envers la direction de l’époque.