Dans un contexte sous tension après la lourde défaite contre Liverpool, l’OM a répondu présent face à Lens. Portée par des choix forts de Roberto De Zerbi et les premières réussies d’Ethan Nwaneri et Quinten Timber, la formation marseillaise a livré une prestation maîtrisée au Vélodrome.
Un contexte brûlant et des choix forts de De Zerbi
La réception de Lens n’avait rien d’anodin pour l’Olympique de Marseille. Battus quelques jours plus tôt par Liverpool en Ligue des champions (0-3), les Marseillais devaient réagir face au leader lensois, dans une ambiance particulière, marquée notamment par un huis clos partiel. L’enjeu était clair : éviter une spirale négative et consolider une place sur le podium de Ligue 1.
Au lendemain de la claque européenne, Roberto De Zerbi a pris le parti de bousculer sa hiérarchie. Le technicien italien a titularisé deux joueurs arrivés seulement trois jours plus tôt : Ethan Nwaneri et Quinten Timber. Un choix fort, d’autant plus symbolique que Mason Greenwood, meilleur buteur du club, débutait sur le banc, une situation rare cette saison.
Nwaneri et Timber, une première convaincante
Pour Ethan Nwaneri, le défi était conséquent. Âgé de 18 ans et en manque de temps de jeu ces derniers mois à Arsenal, l’attaquant anglais a rapidement dissipé les doutes. Très actif sur son côté droit, il a apporté de la percussion et de la justesse technique. Son but inscrit dès la 13e minute, après une accélération suivie d’un crochet et d’une frappe enroulée, a illustré son impact immédiat dans le jeu offensif marseillais.
De son côté, Quinten Timber s’est imposé dans l’entrejeu. Aligné aux côtés de Pierre-Emile Höjbjerg, le milieu néerlandais a apporté de l’équilibre et de l’intensité. Solide dans les duels, propre dans son placement et capable de se projeter vers l’avant, il a soulagé son partenaire dans les tâches défensives. Arrivé en provenance de Feyenoord avec un contrat de quatre ans et demi, Timber a affiché un profil de milieu box-to-box encore rare dans l’effectif de l’OM.
Un signal fort, mais sans garantie
Si ces débuts sont encourageants, l’histoire récente de l’Olympique de Marseille invite à la prudence. Des premières réussies n’ont jamais constitué une garantie dans la durée. Darryl Bakola, brillant face à Newcastle en Ligue des champions, ou encore Arthur Vermeeren, très en vue lors de sa première titularisation européenne contre l’Ajax, en sont des exemples récents.
Face à Lens, l’absence de Vermeeren au coup d’envoi comme en cours de jeu a d’ailleurs rappelé la concurrence féroce au milieu. Pour Nwaneri et Timber, cette première réussie constitue un signal positif, mais aussi un avertissement : à Marseille, chaque performance doit être confirmée.