Les propos de Roberto De Zerbi après la victoire de l’OM contre Lens (3-1) continuent d’alimenter le débat médiatique. Sur RMC, Walid Acherchour a répondu aux critiques visant le technicien italien, en rejetant clairement l’idée d’un traitement lié à sa nationalité et en avançant une autre lecture.
Une polémique relancée après OM – Lens
À l’issue du succès marseillais face au RC Lens, Roberto De Zerbi avait tenu un discours fort, estimant que certaines critiques à son encontre étaient liées à son statut d’entraîneur étranger. « Si j’avais un passeport français, certaines choses seraient différentes », avait-il déclaré, relançant un débat récurrent autour de la perception des techniciens étrangers en Ligue 1.
Cette sortie n’est pas passée inaperçue et a suscité de nombreuses réactions dans le paysage médiatique français. Dans l’émission Génération After sur RMC, Walid Acherchour a tenu à répondre point par point à cette analyse, en contestant fermement l’argument avancé par l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. « Pour moi, c’est factuellement faux », a d’abord affirmé le journaliste, avant de développer une autre explication à la sévérité des jugements portés sur De Zerbi depuis son arrivée sur le banc olympien.
Le “délit d’entraîneur hype” mis en avant par Acherchour
Selon Walid Acherchour, Roberto De Zerbi ne paierait pas son passeport italien, mais plutôt son image construite au fil de ses expériences à Sassuolo puis à Brighton. « Il souffre plutôt d’un ‘délit d’entraîneur hype’ », a-t-il expliqué, évoquant une attente excessive née de sa réputation de technicien novateur.
Le consultant détaille cette perception : « Il y a une certaine partie des observateurs, qui n’ont pas vu De Zerbi dans ces clubs-là, qui ont pris l’image, regardent les matchs en disant : “ah, c’est ça votre De Zerbi ?” ». Une attente nourrie par un discours autour d’un staff étoffé, d’une promesse de jeu spectaculaire et d’une capacité supposée à transformer rapidement l’OM.
🗣️ L’avis de @walidacherchour sur la communication de Roberto De Zerbi : “Je ne pense pas qu’il soit la cible d’un délit de faciès mais d’un délit d’entraîneur hype. Certains voient les matches et disent ‘ah c’est ça votre De Zerbi ?'” #RMCLive pic.twitter.com/rEJtrPbLei
— After Foot RMC (@AfterRMC) January 27, 2026
Walid Acherchour souligne également que cette réputation a pu jouer contre l’entraîneur marseillais : « Il a joué de cette réputation, mais ça l’a aussi desservi dans l’opinion publique ». Selon lui, l’exigence serait naturellement plus forte envers un entraîneur estampillé “hype” qu’envers des profils perçus comme plus classiques.
Enfin, le journaliste conclut sur la relation entre Roberto De Zerbi et les analyses médiatiques : « Là où je peux reprocher quelque chose à De Zerbi, c’est que souvent on a les mêmes analyses que lui, mais parfois, ça le dérange quand on les a ». Une sortie qui illustre la tension persistante entre le technicien de l’Olympique de Marseille et une partie de l’environnement médiatique, alors que les résultats récents sur le terrain viennent nourrir, eux aussi, le débat.