Face à une période délicate pour l’OM, Roberto De Zerbi a livré une conférence dense et sans détour. Entre responsabilité assumée, exigences fortes envers ses joueurs et appel à la patience, l’entraîneur italien a clarifié plusieurs dossiers sensibles. Du mercato aux tensions internes, en passant par le cas Murillo et l’épisode de Rennes, De Zerbi a défendu une ligne claire : l’engagement et la faim restent non négociables.
5 points clés de la conférence :
Mercato et construction du projet
De Zerbi rappelle que bâtir une équipe compétitive à Marseille demande du temps et du soutien institutionnel : “Pour construire une équipe forte, un ou deux ans ne suffisent pas.” Il souligne que les choix du club sur le mercato visent uniquement à renforcer l’effectif, tout en appelant à la patience : “Les quatre recrues sont de bons joueurs. Évidemment, il faut du temps.”
🗣️ #MercatOM De Zerbi explique le départ d’O’Riley#DeZerbi : “Les nombreux mouvements lors du mercato ? Les choses se font aussi pour des questions de club, de bilan, pas forcément pour des considérations techniques. Quand on a Abdelli et Nnadi qui deviennent des propriétés,… pic.twitter.com/mx26qQCZGV
— Football Club de Marseille (@FCMarseille) February 2, 2026
Le cas Murillo et l’exigence de “faim”
Très ferme, l’entraîneur justifie ses décisions concernant Murillo par un critère central : l’attitude. “L’erreur footballistique je l’accepte mais il y a une chose que je veux voir : la faim.” De Zerbi insiste sur l’égalité de traitement : “S’il n’a pas faim — et c’est pareil pour tout le monde — il ne joue pas.”
🗣️ “Si Murillo n’a pas faim – et c’est pareil pour tout le monde – il ne joue pas !”#DeZerbi : “Je vous explique clairement, dans tous les cas, les choses sortent, même les fausses. La question est très simple: je pense que tout le monde voit des buts sur des touches, à la fin… pic.twitter.com/Lt4eV2uSjO
— Football Club de Marseille (@FCMarseille) February 2, 2026
Rennes et les tensions internes
Revenant sur l’altercation Kondogbia-Vermeeren, De Zerbi distingue clairement les situations : “Je veux qu’ils se prennent la tête sur le terrain.” Il précise toutefois que cela n’a rien à voir avec ce qui s’est passé à Rennes : “C’est différent de Rennes dans le vestiaire.”
Relation avec les supporters et pression du Vélodrome
Conscient du climat tendu, De Zerbi accepte la critique : “En ce moment, on est en tort.” Il décrit le Vélodrome comme un reflet des performances de l’équipe et assume la possibilité de sifflets : “Ça fait mal mais il faut assumer et essayer de changer les choses.”
“Le Vélodrome est un miroir. Un reflet de ce que tu donnes sur le terrain”#DeZerbi : “L’hostilité du Vélodrome ? “En ce moment, on est en tort. Quand tu es en tort, tu dois présenter tes excuses pour progresser. Le Vélodrome est un miroir. Un reflet de ce que tu donnes sur le… pic.twitter.com/5HZmEQTB0D
— Football Club de Marseille (@FCMarseille) February 2, 2026
Responsabilité et réaction attendue
L’entraîneur italien se montre combatif malgré les résultats décevants : “Je prends mes responsabilités.” Pour lui, les périodes difficiles révèlent le caractère et les valeurs : “C’est dans ce genre de moment que l’homme ressort, son professionnalisme et ses valeurs.”