L’OM devait se relancer ce soir à Brest en ouverture de la 23e journée de Ligue 1. C’est raté, les joueurs ont complétement raté ce match, entre manque de sérénité, erreurs techniques, duels perdus… l’OM voit le podium s’éloigner…
Dès le coup d’envoi, l’Olympique de Marseille peine à imposer son rythme face à des Brestois entreprenants. Les premières minutes voient Del Castillo provoquer côté droit tandis que Kamory Doumbia tente un lob audacieux mais totalement manqué. Marseille répond timidement par une percée de Greenwood, vite neutralisée par la défense bretonne. Sur coup franc, Greenwood envoie ensuite le ballon en tribunes, symbole d’un début de match imprécis. Progressivement, Brest accentue la pression et se montre plus dangereux dans les duels et les transitions. Cette domination est concrétisée à la 10e minute lorsque Ludovic Ajorque ouvre le score de la tête, profitant d’un centre lointain mal négocié par la défense marseillaise et dévié devant Geronimo Rulli. L’OM accuse le coup et confirme ses difficultés défensives à l’extérieur, déjà mises en lumière par les statistiques récentes. Malgré quelques tentatives, les Marseillais ne cadrent toujours pas et peinent à inquiéter Coudert.
Un groupe marseillais malade !
Au fil des minutes, Brest continue de dicter le tempo tandis que Marseille monopolise parfois le ballon sans parvenir à progresser réellement. Greenwood fait passer un léger frisson avec une frappe trop croisée, avant qu’une louche inspirée de Gouiri ne manque de trouver Timber dans la surface. Mais cette embellie reste sans suite et Brest frappe à nouveau à la 29e minute. Sur une action bien construite après coup franc, Ajorque s’offre un doublé d’un nouveau coup de tête parfaitement exécuté, creusant logiquement l’écart. L’OM vacille alors nettement, laissant apparaître de larges espaces et une fébrilité croissante. Dina Ebimbe puis Diaz se procurent encore des situations dangereuses, témoignant du déséquilibre marseillais. Ajorque frôle même le triplé juste avant la pause avec une tentative qui s’écrase sur la barre. Dans cette fin de première période, Brest fait franchement tanguer Marseille, qui subit sans véritable réaction. Une seule minute de temps additionnel vient clore un premier acte largement dominé par les locaux.
Au retour des vestiaires, Marseille tente immédiatement de modifier la physionomie du match avec l’entrée de Pierre-Emerick Aubameyang, remplaçant Vermeeren et entraînant une réorganisation plus offensive. L’OM monopolise rapidement le ballon, affichant une possession largement en sa faveur, mais Brest reste dangereux en transition. Greenwood multiplie les centres et les tentatives pour déstabiliser le bloc breton, sans réussite concrète. Quinten Timber déclenche même une frappe surpuissante de loin, bien captée par Grégoire Coudert, vigilant tout au long du match. Quelques minutes plus tard, Rulli doit s’employer face à Dina Ebimbe, rappelant que Brest continue d’exister malgré le recul. Gouiri croit relancer Marseille sur une tête qui frôle le poteau, mais la précision fait défaut. Les changements s’enchaînent côté marseillais, avec notamment les entrées de Traoré et Nwaneri pour apporter du dynamisme. Cependant, la domination territoriale reste stérile, l’OM peinant à convertir ses séquences en occasions franches. Brest, discipliné, absorbe la pression et maintient son avantage sans paniquer.
Des joueurs marseillais qui ne répondent plus !
La fin de rencontre s’emballe lorsque Greenwood obtient un penalty après un crochet incisif dans la surface. L’attaquant anglais se charge lui-même de la tentative, mais Coudert réalise une superbe détente pour préserver le score. Ce moment symbolise la soirée frustrante des Marseillais, entreprenants mais inefficaces dans les zones décisives. Greenwood tente aussitôt de se racheter par une frappe enroulée, qui fuit encore le cadre. Brest gère alors les dernières minutes avec sang-froid, soutenu par un stade Francis-Le Blé incandescent. Coudert s’illustre une nouvelle fois sur une tête de Hamed Junior Traoré, confirmant son rôle majeur dans cette victoire. Les avertissements se multiplient dans un contexte tendu, reflet de la nervosité olympienne. Les Brestois savourent chaque intervention défensive tandis que l’OM pousse sans parvenir à renverser la tendance. Au coup de sifflet final, Marseille concède une défaite 2-0, enchaînant un quatrième match sans victoire en championnat. Une première frustrante pour Habib Beye, où les limites actuelles de l’OM auront encore pesé lourd.