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Edito OM : Repartir de zéro en juin !

Par La Redaction FCM - Publié le - Mis à jour le
Frank McCourt
Frank McCourt
Frank McCourt

À l’Olympique de Marseille, voilà l’heure du grand ménage. À quelques semaines de la fin de saison 2025-2026, l’institution phocéenne enterre une génération dirigeante et sportive qui aura à la fois marqué et déçu. Pablo Longoria, l’homme à qui l’on doit les dernières heures de stabilité relative, n’est plus président ; Mehdi Benatia, pivot de l’organigramme, va s’en aller ; quant au banc, l’incertitude entoure l’avenir d’Habib Beye malgré son contrat jusqu’en 2027. Marseille s’apprête à repartir à zéro — et personne ne peut dire aujourd’hui s’il s’agit d’une renaissance ou d’une nouvelle crise.

 

Longoria remplacé sans un mot

 

Quand Pablo Longoria quitte la présidence de l’OM, c’est d’abord par un glissement silencieux plutôt qu’un coup de tonnerre annoncé. Le conseil de surveillance du club a acté sa sortie et, sans déclaration solennelle ni fanfare médiatique, Alban Juster — jusqu’ici directeur général Finance et Compliance — a pris la tête de manière intérimaire, dans l’attente d’un président ou d’une présidente durable.

Longoria, arrivé à la tête du directoire en 2021, laisse un club aux résultats sportifs en dents de scie : deux podiums en Ligue 1 récemment mais une saison 2025-2026 marquée par des contre-performances, des départs et des restructurations internes. Sa démission — officielle et actée — a été annoncée sans emphase, presque comme un fait accompli que personne n’ignorait vraiment tant les rumeurs de crise gouvernementale s’accumulaient.

Ce silence n’est pas anodin : il illustre l’usure d’un projet, l’absence d’un récit collectif et, surtout, l’urgence d’un nouveau souffle que réclame un club qui, trop souvent ces dernières années, s’est fourvoyé autant dans ses décisions sportives que dans sa gouvernance.

Benatia, un départ annoncé

 

Dans la foulée, Mehdi Benatia, directeur du football, va lui aussi quitter l’OM. Benatia avait accepté de rester jusqu’à la fin de la saison pour piloter l’ensemble des activités sportives, à la demande du propriétaire Frank McCourt, mais les signes d’un divorce étaient là : la pression des résultats, l’articulation instable entre direction sportive et direction exécutive, et un leadership interne qui s’érode.

Ce départ, loin d’être anecdotique, expose l’OM à une double vacance : celle du président et celle du directeur du football, deux postes essentiels à l’architecture d’une saison réussie. Et ce, dans un contexte où l’équipe peine à construire un projet cohérent et durable.

 

Quid de Beye et du prochain projet ?

 

Au milieu de cette recomposition, Habib Beye, nommé entraîneur après le départ de Roberto De Zerbi, pourrait apparaître comme un point d’ancrage : il est sous contrat jusqu’en 2027. Pourtant, le maintien de Beye à la tête de l’équipe ne va pas de soi.

D’abord parce que l’OM cherche toujours un président et un directeur sportif capables de définir une stratégie claire pour 2026-2027 — et ces postes clés influenceront directement le choix du coach. Ensuite, parce que la fin de saison sera décisive : terminer sur le podium et remporter la Coupe de France ne sont pas de simples objectifs sportifs, mais des conditions presque sine qua non pour valider une continuité.

Beye, ancien capitaine emblématique et technicien en devenir, dispose d’un capital sympathie certain. Mais sans un projet sportif et une feuille de route clairement définis par ses supérieurs — qui ne sont pas encore nommés — il reste dans une sorte de transition permanente. L’OM ne peut plus se contenter de gestion au jour le jour : il lui faut un architecte, un plan, et surtout une vision collective. À défaut, repartir de zéro pourrait n’être qu’un euphémisme pour recommencer les mêmes erreurs.

 

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