Dans un entretien accordé au Corriere della Sera, Jonathan Rowe revient avec lucidité sur son passage à Marseille, marqué par une forte pression et une adaptation compliquée. Désormais relancé en Italie, l’attaquant anglais évoque aussi son altercation avec Adrien Rabiot et ses ambitions futures.
Une pression constante à l’OM et une adaptation délicate
Interrogé par le Corriere della Sera, Jonathan Rowe n’a pas éludé les difficultés rencontrées à l’Olympique de Marseille. L’attaquant anglais décrit un environnement exigeant, où chaque détail est amplifié : “Ce n’était pas facile. Il y avait beaucoup de pression, interne et externe. Le moindre détail était amplifié”.
Arrivé notamment pour travailler avec Roberto De Zerbi, il reconnaît le rôle clé du technicien italien dans sa décision : “C’est grâce à lui que j’ai choisi Marseille : j’aime leur football, j’ai beaucoup appris”.
Mais un changement tactique a rapidement freiné son intégration : “Puis De Zerbi a changé de formation, et ça ne m’a pas aidé”.
Dans un contexte de Ligue 1 exigeant, cette adaptation incomplète a pesé sur son rendement et son rôle au sein du collectif marseillais.
L’incident avec Rabiot et un rebond progressif à Bologne
Le passage de Jonathan Rowe à l’OM a également été marqué par une altercation avec Adrien Rabiot, survenue après une défaite face au Stade Rennais. Un épisode qu’il relativise aujourd’hui : “Je ne lui en veux pas. On est adultes, parfois on se laisse emporter par l’émotion, alors on se serre la main et on passe à autre chose”.
Après son départ, l’attaquant a rejoint le Bologna FC 1909, où ses débuts ont également été compliqués : “Ce n’était pas facile de comprendre le style de jeu, et il a fallu un peu plus de temps à l’entraîneur pour m’intégrer pleinement à l’équipe. Je ne sais pas trop pourquoi”.
Malgré ces difficultés, Jonathan Rowe a persévéré : “Mais j’ai continué à travailler dur pour gagner ma place”.
En 2026, sa situation s’est nettement améliorée, avec des performances plus décisives et une meilleure entente avec son entraîneur : “Italiano et moi commençons à beaucoup mieux nous comprendre. Le temps favorise la complicité et une bonne relation”.
Aujourd’hui, l’attaquant anglais affirme : “C’est le meilleur moment depuis mon arrivée à Bologne”.
Entre pression à Marseille, adaptation en Serie A et montée en puissance récente, Jonathan Rowe dresse le portrait d’un parcours marqué par la résilience, tout en laissant entrevoir, sans certitude, une ambition future tournée vers l’Angleterre.