Après la défaite de l’Olympique de Marseille à Lorient, la prise de parole de Mehdi Benatia continue de faire réagir. L’ancien défenseur Marcel Desailly a apporté un soutien appuyé au dirigeant marseillais tout en pointant les lacunes mentales de l’effectif.
Desailly valide la sortie de Benatia
Présent en marge des Laureus Awards, Marcel Desailly a réagi à la sortie médiatique de Mehdi Benatia après la défaite face à Lorient (2-0). Le directeur sportif de l’Olympique de Marseille avait évoqué un “scandale”, dénonçant l’attitude de ses joueurs, désormais sixièmes de Ligue 1.
Au micro de RMC Sport, l’ancien champion d’Europe 1993 a salué cette prise de position forte : « C’était puissant, avec quelques critiques, il a osé, mais il faut oser avec Marseille. Benatia en a gros sur le cœur dans la mesure où il fait tout pour mettre en place des choses mais l’équipe ne performe pas ».
Dans un contexte de résultats irréguliers, cette analyse vient renforcer le constat d’un club en difficulté, alors que les ambitions initiales visaient une qualification régulière en Ligue des champions.
Un déficit mental pointé du doigt
Au-delà du soutien à Mehdi Benatia, Marcel Desailly a surtout insisté sur le manque d’engagement et de caractère des joueurs de l’Olympique de Marseille : « On ne sent pas les guerriers qu’on aimerait avoir à l’OM. On peut perdre le match mais au moins on a mis les coups et on a montré qu’on est valeureux, mais il n’y a même pas ça. C’est ça le problème. C’est décevant parce qu’on n’est plus sur l’idée du minimum. Le minimum c’était jouer la Champions League tous les ans. Et là on se dit qu’on va peut-être ne même pas participer à la Champions League ».
Selon lui, les difficultés actuelles reposent avant tout sur une fragilité psychologique : « Marseille est un club très particulier, j’y ai été, c’est peut-être que les joueurs identifiés moralement n’ont pas la capacité d’encaisser le stress et perdent leurs moyens quand il faut tout est une question de mental ».
À quatre journées de la fin, l’Olympique de Marseille reste à deux points de la troisième place. Le calendrier à venir, avec des matchs contre Nice, Nantes, Le Havre et Rennes, sera déterminant dans la course à la Ligue des champions, objectif désormais sous pression.