Le départ de Roberto De Zerbi continue de provoquer de vives réactions autour de l’Olympique de Marseille. Sur RMC, Kevin Diaz a vivement critiqué la gestion de la direction olympienne, estimant que tout aurait dû être fait pour retenir l’entraîneur italien. Une sortie qui intervient dans un contexte de crise sportive persistante.
Un départ de De Zerbi toujours incompris
La situation de l’Olympique de Marseille reste tendue après le départ de Roberto De Zerbi, alors que plusieurs objectifs sportifs étaient encore accessibles. Consultant pour RMC, Kevin Diaz n’a pas mâché ses mots concernant la gestion du dossier par les dirigeants marseillais.
Selon lui, le club aurait dû s’aligner totalement derrière son entraîneur : « Regarde ce qui se passe à l’OM ! Si tu retiens De Zerbi, c’est parce que c’est lui ton club en fait. “Eh Roberto, l’OM c’est toi, Siamo noi jusqu’au bout, au 30 juin, on discute. Et on se serrera la main si tu penses que c’est terminé. Mais là si tu pars, le bateau, il coule.” Il est parti, le bateau est en train de couler. On en veut à tout le monde. À tous ceux qui n’ont pas fait en sorte de le garder ».
Un constat sévère, qui illustre le sentiment d’une occasion manquée pour l’OM, où l’effectif avait été construit en adéquation avec les principes de jeu du technicien italien.
Des choix sportifs remis en question
Au-delà du départ de De Zerbi, Kevin Diaz pointe une responsabilité plus globale de la direction, notamment dans la gestion du vestiaire et du recrutement. Il établit un lien direct entre leadership et performances collectives : « Dans un sport collectif, un vestiaire est toujours à l’image du leadership. Ton vestiaire, il ressemble à tes leaders, tes leaders ressemblent à ta direction. C’est qui qui les a choisis ? ».
Le consultant cite plusieurs profils comme Benjamin Pavard, Pierre-Emile Højbjerg, Facundo Medina ou encore Leonardo Balerdi, estimant que certains rôles auraient été mal attribués.
Il se montre particulièrement critique concernant le capitanat : « C’est comme l’histoire du brassard de Balerdi. Mais jamais de la vie il faut le mettre capitaine. »
Des critiques qui visent indirectement Medhi Benatia, impliqué dans les choix sportifs récents. Cette sortie médiatique intervient après une défaite à Lorient (0-2), symbole des difficultés actuelles. À quatre journées de la fin, l’entraîneur Habib Beye dispose d’un temps limité pour tenter de redresser une situation devenue préoccupante pour l’OM, désormais plongé dans une crise sportive et institutionnelle.