Entre réorganisation interne, incertitudes sur le banc et pression économique croissante, l’Olympique de Marseille traverse une période charnière. Voici les trois informations majeures à retenir ce mercredi autour du club phocéen.
1- Lorenzi s’éloigne, Nice en pole pour le directeur sportif
En pleine réflexion sur la restructuration de son organigramme sportif, l’Olympique de Marseille pourrait voir une piste sérieuse lui échapper. Selon Nice-Matin, Grégory Lorenzi se rapproche désormais nettement de l’OGC Nice.
Le profil de l’actuel dirigeant du Stade Brestois 29 avait pourtant été étudié par la direction marseillaise pour occuper le rôle de directeur sportif, dans un contexte de réorganisation globale à l’approche de la saison 2026-2027. Mais la tendance s’est inversée ces dernières heures.
D’après les informations du quotidien régional, un accord avec le club azuréen est envisagé à l’issue de la saison, sous réserve de deux conditions : le maintien du Gym en Ligue 1 et le départ de l’actuel responsable Florian Maurice. Des discussions restent en cours, notamment autour d’éventuelles indemnités.
Aucun accord n’est encore officiel, mais la trajectoire est claire : Grégory Lorenzi s’éloigne de Marseille. Un nouveau dossier qui illustre les difficultés du club à stabiliser sa direction sportive, alors que le départ de Medhi Benatia est déjà acté pour le mois de mai.
2 – Habib Beye de plus en plus menacé sur le banc
Le flou s’épaissit autour de l’avenir de Habib Beye. Selon L’Équipe, le maintien de l’entraîneur marseillais la saison prochaine apparaît désormais très improbable, malgré un contrat courant jusqu’en juin 2027.
Arrivé pour redresser une équipe en difficulté, le technicien n’est jamais parvenu à installer une dynamique durable. Les résultats insuffisants et un climat tendu autour de l’équipe ont progressivement fragilisé sa position. Le nul face à l’OGC Nice (1-1), marqué par les sifflets du Vélodrome, a confirmé cette rupture avec le public.
Mais au-delà du terrain, le dossier est aussi politique. Habib Beye est étroitement associé à Medhi Benatia, dont il était le choix pour le banc. Le départ programmé du directeur du football fragilise logiquement sa position dans le futur projet.
Le signal est clair en interne : le prochain directeur sportif devrait rapidement trancher et installer son propre entraîneur pour lancer un nouveau cycle. Sauf retournement de situation, le banc marseillais devrait donc encore changer cet été, prolongeant une instabilité chronique à ce poste.
3 – Alerte rouge financière avant le passage devant la DNCG
Sur le plan économique, la situation est tout aussi préoccupante. Toujours selon L’Équipe, l’Olympique de Marseille aborde son passage devant la DNCG dans un contexte de forte tension.
Le club phocéen reste sur un déficit de 105 millions d’euros lors de la saison 2024-2025, et l’exercice en cours devrait également se conclure dans le rouge. Une situation qui place Marseille sous étroite surveillance à l’approche de ce rendez-vous crucial prévu en juin.
Plusieurs éléments seront scrutés de près : les garanties financières apportées par Frank McCourt, les projections budgétaires, mais aussi le classement final en Ligue 1, alors que l’OM occupe actuellement une inquiétante 6e place.
Dans ce contexte, un levier apparaît déjà incontournable : les ventes de joueurs. Le quotidien sportif indique que des départs avant le 30 juin pourraient rassurer la DNCG et renforcer la crédibilité du dossier marseillais.
Autrement dit, l’OM pourrait être contraint de vendre rapidement, avant même le lancement officiel du mercato estival. Un défi de taille pour la future direction sportive, qui devra à la fois reconstruire l’effectif… et générer des liquidités dans l’urgence.