La crise économique du football français continue de peser lourdement sur plusieurs places fortes de Ligue 1. L’OM doit impérativement réduire sa masse salariale avant de recruter, Lyon doit encore générer entre 25 et 50 millions d’euros de ventes, tandis que Monaco vise environ 150 millions d’euros de cessions sur l’été. Trois situations différentes, mais une même réalité : le mercato est désormais largement dicté par les finances.
Marseille et Lyon obligés de vendre
À l’Olympique de Marseille, la situation est désormais connue. Malgré un début de saison convaincant face à Strasbourg (4-0), le club n’a toujours pas enregistré de recrue dans son groupe professionnel. L’OM doit d’abord faire baisser très fortement sa masse salariale. Selon les informations évoquées récemment par RMC, celle-ci dépassait les 160 millions d’euros la saison dernière et Marseille souhaiterait se rapprocher à terme des 90 millions.
La direction doit donc encore vendre plusieurs joueurs aux revenus importants avant d’activer les dossiers préparés pour renforcer l’effectif de Bruno Genesio.
Du côté de Lyon, la problématique est différente mais tout aussi contraignante. Selon L’Équipe, l’OL doit encore réaliser des ventes pour réduire sa dette et respecter ses objectifs financiers. Le besoin pourrait être d’environ 25 millions d’euros en cas de scénario européen favorable, et se rapprocher des 50 millions dans le cas contraire.
La propriétaire Michele Kang dispose certes de la possibilité d’injecter de l’argent pour compenser une partie d’un éventuel manque, mais Lyon reste lui aussi sous surveillance, entre engagements auprès de la DNCG, trésorerie et accord avec l’UEFA.
Monaco vise encore environ 46 M€ de ventes
Et l’AS Monaco n’échappe pas à cette logique. Selon L’Équipe, le club du Rocher avait prévu de réaliser environ 150 millions d’euros de ventes cet été, après avoir déjà atteint ce niveau la saison précédente.
Monaco en serait actuellement à 104 millions d’euros, soit encore environ 46 millions à aller chercher pour atteindre cet objectif. La masse salariale de l’ASM est par ailleurs encadrée par la DNCG, ce qui limite sa capacité à poursuivre son recrutement sans nouvelles sorties.
Le dossier Folarin Balogun apparaît notamment déterminant. Tottenham, Aston Villa et le FC Barcelone seraient positionnés sur l’attaquant américain. Derrière lui, de nombreux joueurs restent susceptibles de partir, parmi lesquels Lamine Camara, Thilo Kehrer, Jordan Teze ou Alexandre Golovine.
Monaco a pourtant déjà investi cet été, avec notamment 25 millions d’euros plus 5 de bonus sur Matthis Abline, 11 millions sur Ansu Fati et 12 millions hors bonus sur le duo Nazinho-Sané. Mais chaque nouvelle arrivée doit désormais être soigneusement compensée.
Trois grands clubs, un même problème
OM, OL et Monaco ne connaissent pas exactement les mêmes difficultés, mais le constat est frappant : trois candidats naturels aux places européennes doivent aujourd’hui vendre avant de pouvoir avancer sereinement sur leur mercato.
À Marseille, l’urgence concerne surtout la masse salariale. À Lyon, il faut réduire la dette et respecter plusieurs engagements financiers. À Monaco, l’objectif de ventes reste massif et l’encadrement de la DNCG freine également les opérations.
Dans une Ligue 1 fragilisée par la crise des droits télé, la dernière semaine du mercato pourrait donc être autant une bataille sportive qu’un immense exercice comptable.