Benoît Payan ne veut pas faire du loyer du Stade Vélodrome le principal responsable des difficultés financières de l’OM. Dans un entretien accordé à La Provence, le maire de Marseille assure même que le montant payé par le club va augmenter. Selon lui, les vraies causes des pertes olympiennes se situent ailleurs.
« Le loyer ne va pas baisser »
Interrogé sur le poids du Vélodrome dans les finances de l’OM, Benoît Payan a été très clair.
« Le loyer ne va pas baisser. Il va augmenter et ça, l’OM le sait, c’est dans son business plan. »
Le maire refuse donc l’idée d’un geste supplémentaire de la Ville envers le club. Il estime surtout que le montant versé pour l’utilisation de l’enceinte ne suffit pas à expliquer les difficultés économiques actuelles.
« Le loyer du Vélodrome, ce n’est pas forcément ce qui met les finances du club dans le rouge. Ce qui met les finances du club dans le rouge, ce sont des sujets différents que tout supporter et tout spécialiste du football comprend et connaît. »
Cette sortie intervient alors que l’OM a récemment affiché un déficit supérieur à 100 millions d’euros.
« Des sommes astronomiques » ailleurs
Benoît Payan insiste sur l’écart entre le coût du stade et certaines autres dépenses du club.
« Il s’agit de sommes astronomiques comparées au loyer du Vélodrome. Et ce n’est pas avec le loyer du Vélodrome qu’on va racheter des grands joueurs et qu’on va refaire une grosse équipe. »
Le Vélodrome reste pourtant un actif économique majeur pour Marseille. FCM avait notamment rappelé que la billetterie représente une part très importante des revenus du club.
Depuis 2026, la part fixe du loyer peut atteindre 9,4 M€ par an, auxquels peut s’ajouter une part variable liée aux recettes générées par le stade.
« Je ne ferai pas payer les Marseillais »
Le maire ferme enfin clairement la porte à une réduction financée indirectement par les contribuables.
« Je ne ferai pas payer les Marseillais pour avoir un dixième de joueur qu’on mérite. »
Un message ferme alors que l’OM cherche à réduire ses dépenses et à trouver de nouvelles ressources. Le club a notamment entrepris une baisse importante de sa masse salariale. Pour Payan, le sujet est donc tranché : le Vélodrome coûte cher à l’OM, mais il ne constitue pas, à lui seul, l’explication de la crise financière actuelle.