La victoire de l’OM à Troyes (0-2) n’a pas rassuré Éric Di Meco. Dans le Super Moscato Show sur RMC, l’ancien défenseur marseillais a sévèrement critiqué le niveau de plusieurs joueurs. Il a particulièrement ciblé C. J. Egan-Riley, auquel il reproche un manque d’initiative dans la relance.
Un jugement très dur sur l’effectif de l’OM
Marseille a retrouvé le succès, mais les interrogations sur le contenu restent nombreuses après la victoire obtenue sur la pelouse de Troyes. Longtemps peu dangereux malgré la possession, les Olympiens ont fait la différence après la pause grâce à Harit, puis Abdelli sur penalty.
Pour Éric Di Meco, les insuffisances observées posent directement la question du niveau de certains éléments. Sur RMC, il a développé une comparaison particulièrement sévère avec le football des années 1990 :
« Il y a un paquet de joueurs de l’OM, si je suis leur manager, je leur dis à la fin de la saison qu’il y a un pourcentage de leurs revenus que je vais reverser à Bosman. Parce que s’il n’y avait pas eu l’arrêt Bosman, ils ne joueraient pas en première division et en Ligue 1, ce n’est pas possible, ils joueraient en deuxième division, voire en National. Si tous les meilleurs joueurs français étaient restés chez nous comme dans les années 1990, ces mecs-là joueraient en Ligue 2. »
Un jugement personnel radical, dans une soirée qui a pourtant aussi permis à Nouhoum Kamissoko de réussir une première titularisation encourageante.
Egan-Riley ciblé pour ses passes latérales
Di Meco s’est ensuite attardé sur C. J. Egan-Riley. Son reproche porte sur l’utilisation du ballon : selon lui, le défenseur anglais ne profite pas suffisamment des espaces disponibles pour avancer et obliger un adversaire à sortir sur lui.
« Le petit (CJ) Egan-Riley, à quel moment quand tu es défenseur central et que tu ne fais que des passes latérales pendant 90 minutes et qu’à chaque fois qu’on te donne le ballon il y a 20 mètres devant toi, au lieu d’avancer un peu pour créer des décalages et attirer des joueurs sur toi, tu restes statique… A un moment donné, les passes latérales ouvrent de l’espace, tu dois avancer, mais il ne le fait jamais! Moi, je peux jouer comme ça à 63 ans, avec des passes latérales ! Ce n’est pas possible, tu ne peux pas être un joueur de Ligue 1 sans jamais avancer, participer aux décalages… (Nayef) Aguerd le fait, tout le monde le fait mais lui, non. »
Une victoire qui ne masque pas les limites
Cette critique rejoint, sur le manque de prise de risque, le constat dressé par Bruno Genesio après la rencontre. L’entraîneur avait reconnu que son équipe avait beaucoup conservé le ballon sans suffisamment avancer, notamment en première période.
Si Genesio espère que les trois points permettront de retrouver de la confiance, Di Meco attend surtout davantage d’initiative. Pour l’ancien Olympien, conserver le ballon ne suffit pas : les défenseurs doivent aussi contribuer à faire progresser le jeu.