FC Marseille est aujourd’hui menacé de disparaître
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Arrivé libre du LOSC l’été dernier, le milieu offensif anglais n’a pas réussi à s’imposer à l’OM. Prêté avec option d’achat aux Wolves lors du mercato hivernal, il n’a pas davantage convaincu en Angleterre et retrouve donc l’effectif marseillais. Son parcours illustre bien l’incertitude inhérente au recrutement de joueurs libres : une opportunité séduisante sur le papier peut tout aussi bien se transformer en réussite qu’en échec sportif.
Un bilan sportif décevant et une intégration ratée
Premier renfort de la deuxième saison de Roberto De Zerbi, Gomes semblait pourtant correspondre idéalement au style de jeu prôné par l’entraîneur italien. Positionné haut au milieu de terrain, le numéro 8 anglais a rapidement montré des faiblesses tactiques et physiques dans cette zone. Associé à Pierre-Emile Højbjerg et Matt O’Riley, il n’a jamais répondu aux attentes placées en lui : à la trêve hivernale, son bilan s’élevait à seulement 3 buts et 1 passe décisive en 15 rencontres, des statistiques insuffisantes pour un joueur envisagé comme numéro 10.
Sur le plan humain, le contexte semblait favorable : un vestiaire comptant plusieurs anglophones (Mason Greenwood, déjà croisé à Manchester United, CJ Egan-Riley, Jonathan Rowe) ainsi que Timothy Weah, son ancien coéquipier lillois. Ces repères n’ont pourtant pas suffi à faciliter son adaptation durant ses six mois sur la Canebière. À son arrivée, le joueur avait exprimé son enthousiasme à travailler avec De Zerbi, évoquant des échanges en amont sur son rôle tactique. Mais cette entente affichée n’a pas résisté à la réalité du quotidien marseillais, marqué dès les premières semaines par l’épisode Rowe-Rabiot, qui s’est conclu par le départ des deux joueurs.
Une cote financière qui pourrait sauver la situation
Malgré ces performances décevantes des deux côtés de la Manche, Gomes conserverait une valeur marchande intéressante, estimée entre 10 et 15 millions d’euros selon le club. Si son arrivée libre représentait une belle opportunité l’été dernier, la collaboration n’a finalement pas produit l’effet escompté sur le terrain. L’OM pourrait néanmoins se servir de sa cote encore solide sur le marché des transferts pour en tirer profit financièrement, plutôt que sportivement.
Reste à savoir quelle décision prendra l’OM dans les prochaines semaines. Conserver Angel Gomes, c’est parier sur un possible rebond sous la houlette de Genesio (si la rumeur se confirme…). Le vendre, c’est sécuriser une plus-value financière non négligeable sur un joueur recruté gratuitement, tout en évitant le risque de le voir continuer à stagner. Entre pari sportif et logique comptable, l’avenir d’Angel Gomes sur la Canebière s’annonce comme un nouveau test pour la direction marseillaise, habituée à devoir trancher entre patience et rentabilité dans sa gestion de l’effectif.
Paul Laffisse