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Édito OM : La vie rêvée d’Isaac Lihadji…

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6th May 2019, Tallaght Stadium, Dublin, Ireland; UEFA Under 17 European Football Championships, France versus Sweden; Isaac Lihadji of France U17 takes control of the ball Photo : Peter Fitzpatrick / Actionplus / Icon Sport

Édito de Football Club de Marseille sur l’actualité du club…

 

Deux choses en introduction. Un édito, comme celui-ci, est d’abord un article reflétant l’opinion de l’auteur. Ici il s’agit donc d’un article d’opinion basé sur une vidéo dans laquelle Isaac Lihadji apparaît, en aucun cas un commentaire sur des propos qu’il aurait pu tenir.

Ensuite, pour comprendre les lignes qui suivent il vous faut donc visionner ce fameux montage promotionnel mis en ligne ce weekend par l’agent du minot formé à l’OM. Le voici.

 


 

Attirer les jeunes par le rêve du luxe…

 

 

Moussa Sissoko nous expose sa très prometteuse écurie (Camavinga, Adli, etc) au travail quelque part entre luxe et philosophie  « No Pain No Gain. »
Anecdotique ? Pas vraiment si l’on veut comprendre l’imaginaire bouffant le cerveau de nos jeunes footballeurs. Car ne doutons pas que ces images auront un impact onirique fort sur tous un tas de jeunes en centre de formation aux quatre coins de la France nourris intellectuellement par un monde à la croisée des chemins du rap bling bling et des photos retouchées sur Instagram.

 

 

Voilà la vie qui leur est promis, voilà ce avec quoi les clubs doivent composer lorsqu’ils entrent dans une négociation salariale pour un premier contrat pro, voilà ce que les supporters doivent avoir en tête lorsqu’ils réclament qu’un jeune de leur centre fasse preuve d’amour du maillot…

 

 

Plutôt que de deviser sur la moralité de jeunes hommes pas toujours majeurs se laissant séduire par une vie d’abondance, ce spot publicitaire de l’agent qui monte est une belle occasion de déplorer une nouvelle fois le business du foot autour de la jeunesse en crampons et les promesses aguichantes qui lui sont faites…
Comment en vouloir à des gamins de 16, 17 ans de rêver de Rolex et de soirées au Carlton ? Et comment en vouloir à un Camavinga par exemple de se payer ce genre de choses lorsque son talent lui a légitimement permis de se les offrir ? Trêve d’hypocrisie…

 

 

Mais par contre que ces jeunes gens déjà perçus par leurs clubs français comme des valeurs marchandes soient mis en scène par leur agent afin de propager sa philosophie de travail est déjà beaucoup plus contestable… Un brin gênant même. M’enfin, vous savez ce qu’on me répondra. « Ce sont là les propos d’un jaloux ! » Dont acte. Pépite, ne te pose pas de questions, trust the process !