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Edito OM : Ligue des Champions, autopsie d’un crash !

Par Nicolas Filhol - Publié le - Mis à jour le

UN OM cyclothymique

La campagne européenne de l’OM restera celle de montagnes russes émotionnelles et de promesses jamais tenues. Huit matches de poules pour un bilan contrasté. Tout avait pourtant commencé avec un frisson prometteur à Madrid : malgré une défaite inaugurale face au Real, Marseille avait montré de belles choses, et les recrues défensives, Pavard et Emerson, s’étaient immédiatement distinguées par leur sérieux. Puis vint la démonstration face à l’Ajax, avec un Vermeeren surprenant et un collectif en maîtrise, même si l’adversaire n’était pas à son meilleur niveau. La première vraie bascule s’est produite à Lisbonne contre le Sporting : après une première mi-temps de très haut niveau et une ouverture du score méritée, le rouge d’Emerson a précipité la chute, avec une défense prise de court et une défaite qui laissait déjà des doutes. La réception de l’Atalanta a confirmé le malaise : prestation catastrophique, arbitrage polémique qui a tenté de masquer un naufrage évident. L’OM a su se relever, avec deux victoires de caractère, 2-3 face à l’Union Saint-Gilloise et 2-1 contre Newcastle, où la réaction en seconde période fut splendide. Mais la chute fut terrible : deux défaites 3-0, d’abord face à un Liverpool malade mais solide, puis contre un Bruges survolté. Résultat final : 25e place, éliminé à un but d’une qualification.

 

Des joueurs inconstants

Entre grands matches et prestations indignes, les joueurs marseillais ont rarement trouvé la constance nécessaire en Ligue des Champions. Les manquements techniques ont été visibles, le mental fragile, comme face à Liverpool, et l’insuffisance physique a été flagrante à Bruges. Cette équipe, capable de coups d’éclat, a aussi montré ses limites dans les moments cruciaux. Les erreurs individuelles ont parfois aussi plombé le collectif. Certains éléments ont montré leurs limites dans les gros rendez-vous…

 

 

De Zerbi, trop de changements tactiques

Le coach italien a payé cher son appétit tactique. Si la défense à quatre avec Pavard latéral droit a fonctionné lors des deux premiers matches, il a ensuite multiplié les expériences : défense à cinq, pistons très offensifs, milieu réduit à deux éléments… Les choix face au Sporting — sorties de Vermeeren et Greenwood à la mi-temps après le carton rouge d’Emerson — ont illustré une frilosité qui a désorienté l’équipe. A trop vouloir s’adapter à l’adversaire, De Zerbi a perdu la cohérence de son équipe. Le duo souvent isolé au milieu n’a presque jamais payé.

 

Conclusion

Au final, l’OM s’est sabordé avec ses deux défaites 3-0, mais cette campagne européenne restera dans les mémoires pour ce final incroyable : un coup franc imaginaire, un but du gardien de Benfica à la 98e, ce moment qui change le destin marseillais. L’histoire retiendra surtout un naufrage et une équipe incapable de transformer les promesses en réussite.

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