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LFP : De Tavernost dénonce des « conflits d’intérêts »… Labrune et Al-Khelaïfi visés ?

Par La Redaction FCM - Publié le - Mis à jour le
Vincent Labrune président de la LFP visé par une plainte
Vincent Labrune président de la LFP visé par une plainte
Vincent LABRUNE Photo by Anthony Dibon/Icon Sport

Nicolas de Tavernost est revenu sur les raisons de son départ de LFP Media. Dans son livre La télé comme jamais, dont L’Équipe publie plusieurs extraits, l’ancien patron de M6 évoque les divisions entre clubs et des « conflits d’intérêts ». Sans citer directement Vincent Labrune ni Nasser Al-Khelaïfi dans ces passages, ses propos renvoient forcément au dossier explosif des droits du Mondial 2026 finalement récupérés par beIN Sports. L’Équipe

« Les conflits d’intérêts ont fini par prendre le dessus »

Nicolas de Tavernost ne cache pas son amertume lorsqu’il revient sur son passage à la tête de LFP Media.

« Mais les divisions des clubs, les conflits d’intérêts ont fini par prendre le dessus. »

L’ancien dirigeant de M6 rappelle pourtant que le lancement de Ligue 1+ avait été réalisé en moins de trois mois, avec un démarrage qu’il juge réussi. Mais selon lui, les tensions internes ont fini par fragiliser le projet.

Ce thème des conflits d’intérêts n’est pas nouveau dans le football français. Nasser Al-Khelaïfi cumule notamment les fonctions de président du PSG et de beIN Media Group, une situation déjà pointée publiquement lors de précédentes polémiques autour des droits audiovisuels.

FCM avait déjà relayé les critiques visant les liens entre la gouvernance de la LFP et le président du PSG.

Le Mondial 2026, point de rupture

Le véritable déclic serait venu du dossier des droits payants de la Coupe du monde 2026.

De Tavernost affirme avoir négocié pour Ligue 1+ l’exclusivité payante des 104 rencontres, avant de voir ces droits finalement attribués à beIN Sports.

« Le contrat était signé. Puis, au dernier moment, ces droits nous ont échappé au profit de beIN Sports, dans des conditions qui ne semblaient pas régulières. »

Il voulait alors contester cette décision et défendre les intérêts de Ligue 1+, mais assure ne pas avoir été suivi. C’est cet épisode qui aurait précipité son départ.

À l’époque, L’Équipe indiquait déjà que De Tavernost estimait que certains conflits d’intérêts bloquaient le football français, en citant précisément la double fonction de Nasser Al-Khelaïfi au PSG et chez beIN Media Group. Le bras de fer entre LFP Media et beIN Sports avait d’ailleurs provoqué une crise majeure au sein du football français.

Labrune indirectement dans le viseur ?

Vincent Labrune n’est pas nommé dans les extraits publiés de l’ouvrage. Mais en tant que président de la LFP au moment de ces épisodes, sa gouvernance est forcément au cœur du débat soulevé par De Tavernost.

L’ancien président de l’OM a déjà dû répondre par le passé aux critiques concernant ses relations avec Nasser Al-Khelaïfi. Il avait notamment assuré ne pas être « inféodé » au président du PSG et rejeté les accusations de dépendance vis-à-vis du Qatar.

Frank McCourt s’est lui aussi opposé publiquement à Vincent Labrune sur la gouvernance du football français.

Les déclarations de Nicolas de Tavernost relancent donc une question déjà ancienne : comment garantir l’indépendance des décisions de la Ligue lorsque certains dirigeants occupent plusieurs fonctions au sein des clubs, des diffuseurs et des instances ? Sur ce point, l’ancien patron de LFP Media laisse clairement entendre que le fonctionnement actuel a pesé lourd dans son départ.

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