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L’OM 2026, comme l’OM après le départ de Deschamps ?

Par La Redaction FCM - Publié le - Mis à jour le

L’ancien entraîneur de l’ OM, Élie Baup, est revenu sur son arrivée à Marseille à l’été 2012, dans un contexte marqué par les difficultés financières et un profond renouvellement de l’effectif. Dans un entretien accordé à L’Équipe, le technicien explique comment il a réussi à mobiliser un groupe fragilisé après le départ de Didier Deschamps, malgré un mercato très limité. Un témoignage qui trouve un écho particulier en 2026, alors que l’ Olympique de Marseille entame un nouveau cycle avec Bruno Genesio dans un contexte économique comparable.

 

Un OM en reconstruction après le départ de Didier Deschamps

À l’été 2012, Élie Baup succède à Didier Deschamps sur le banc de l’OM. Le club sort alors d’une saison particulièrement compliquée, conclue à une décevante dixième place en Ligue 1, et doit composer avec d’importantes contraintes financières.

L’ancien entraîneur marseillais explique avoir rapidement compris l’ampleur de la tâche qui l’attendait dès son arrivée en stage de préparation à Crans-Montana, en Suisse.

« J’étais arrivé après la reprise de l’entraînement, directement à la montagne (…). Je savais que la saison d’avant avait été difficile, il y avait le classement, bien sûr, mais aussi l’ambiance autour du club. Les choses étaient très claires : je savais que le club devait vendre, je savais que plein de joueurs allaient partir comme Cesar Azpilicueta ou Alou Diarra. »

Le groupe était alors en pleine transition, entre les départs annoncés, les retours de prêt et l’intégration de jeunes joueurs appelés à saisir leur chance.

 

L’orgueil comme moteur du redressement

Plutôt que de chercher à révolutionner son effectif, Élie Baup s’est appuyé sur les cadres déjà présents à l’OM. Steve Mandanda, Mathieu Valbuena, André Ayew, André-Pierre Gignac, Rod Fanni ou encore Nicolas Nkoulou ont constitué l’ossature d’une équipe déterminée à faire oublier l’exercice précédent.

Pour le technicien, la motivation de ces joueurs a été un élément déterminant.

« L’orgueil, ils avaient déjà tous ça en eux. Ils avaient l’expérience, la connaissance du haut niveau ou du club. Ils avaient envie de montrer un autre visage, ils voulaient prouver qu’ils étaient toujours attachés à l’OM. »

Malgré un recrutement limité et plusieurs départs importants, cette dynamique collective permettra finalement au club marseillais de terminer deuxième de Ligue 1 à l’issue de la saison 2012-2013.

L’exemple marquant de Cesar Azpilicueta

Parmi les souvenirs évoqués par Élie Baup, un joueur symbolise particulièrement l’état d’esprit qui régnait alors dans le vestiaire : Cesar Azpilicueta.

Le défenseur espagnol savait pourtant que son départ était imminent. Cela ne l’a pas empêché de s’investir pleinement durant les premières semaines de la saison.

« Il savait bien qu’il allait quitter le club mais il avait joué les deux ou trois premiers matches avec nous, à fond, comme toujours avec lui. Souvent, les joueurs qui doivent partir s’économisent, font une préparation tranquille. Pas lui. Il avait vraiment été un exemple pour tout le monde, je crois. La mentalité du groupe s’est vraiment révélée dans ces premières semaines. »

Pour Baup, cet engagement a contribué à installer une culture d’exigence qui a rapidement porté ses fruits sur le terrain.

Un témoignage qui résonne avec l’OM de 2026

Les propos d’Élie Baup interviennent dans un contexte qui présente plusieurs similitudes avec celui de 2012. L’OM ouvre un nouveau chapitre avec Bruno Genesio, tandis que le club évolue dans un environnement marqué par des impératifs économiques et la nécessité d’optimiser son effectif.

Sans établir lui-même de parallèle direct avec la situation actuelle, l’ancien entraîneur rappelle qu’un collectif expérimenté, mobilisé autour d’un objectif commun, peut compenser des moyens limités sur le marché des transferts.

Son expérience de la saison 2012-2013 reste ainsi l’un des exemples récents d’une reconstruction réussie à Marseille, dans un contexte où les contraintes financières imposaient déjà de faire preuve de pragmatisme et de solidarité.

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