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L’OM traite ses transferts à l’Evêché

Par Mis à jour le - Publié le

La minceur du banc marseillais, les difficultés d’un certain nombre de joueurs à retrouver leur véritable niveau, autant de données qui poussaient dimanche soir les supporters, malgré la victoire à voir le nom de l’OM figurer dans la rubrique transferts.

C’est fait depuis mardi matin, malheureusement. Car de nouveau c’est du côté de l’Evêché que que se traite la rubrique transfert du foot marseillais. Au petit matin, une dizaine de personnes a été interpelée pour être entendu à la demande du juge Christophe Perruaux dans le cadre d’une enquête sur les conditions de certains transferts à l’OM.

Ces interpellations font suite aux auditions en novembre dernier des trois derniers présidents de l’OM (Pape Diouf, Jean Claude Dassier et Vincent Labrune) notamment. Cette fois, parmi les personnes interpellées, “des agents de joueurs et des proches, mais aussi des personnes connues pour appartenir au milieu du grand banditisme “, selon une source proche de l’enquête.

 

 

Deruda père et fils auditionnés

 

Dans ce deuxième volet, les enquêteurs travailleraient au tour d’éventuelles extorsions de fonds dans le cadre de certains transferts, en particulier ceux d’André-Pierre Gignac et de Souleyman Diawara. Parmi les personnes auditionnées, Thomas Deruda, ex joueur olympien devenu depuis l’un des cadres du groupe de Marseille – Consolat ainsi que son père Richard. Ce dernier, ami d’enfance de José Anigo et fiché au grand banditisme avait vu son nom sortir au moment de la divulgations des écoutes téléphoniques du directeur sportif olympien sur lequel il aurait fait pression pour que son fils joue. Thomas ne s’est effectivement pas présenté à l’entrainement ce matin alors que Maseille Consolat prépare son 16 de finale de coupe de France contre le Red Star vendredi.

 

José Anigo en garde à vue depuis mardi soir

 

 

Quant à José Anigo, il est arrivé dans l’après-midi de Marrakech. On s’en souvient les enquêteurs auraient souhaité l’entendre dès le mois de novembre dernier. Il s’est rendu à l’Evêché dès sa descente d’avion et sa garde à vue lui a été signifiée en début de soirée. Les enquêteurs disposent désormais de 96 heures maximum (soit samedi matin) pour auditionner les témoins et tenter d’avancer dans cette partie du dossier concernant les extorsions de fonds mais aussi l’intervention d’intermédiaires illégaux et de faux agents dans ces transferts.

Pour mémoire, L’enquête en cours est ouverte depuis mai 2011, elle porte sur d’éventuels abus de biens sociaux, de blanchiment d’argent sale et d’extorsion de fond en bande organisée. Ce sont des écoutes dans le cadre de l’enquête sur l’exécution d’un truand corse, bras droit d’Ange Toussaint Fédérici qui ont mis les enquêteurs sur la piste de transactions financières « suspectes » entre des personnes fichées au grand banditisme et certains clubs de foot dont l’OM.

D’autres écoutes sur la personne cette fois de José Anigo, alors directeur sportif du club avaient abouti à une perquisition à la commanderie et notamment dans les bureaux de Vincent Labrune. Outre les trois présidents de l’OM, Philippe Perez, le directeur Général du Club et Antoine Veyrat son prédécesseur avaient eux aussi été entendus. D’autres auditions ne sont pas à exclure dans les prochaines heures.

 

 

Diouf et le milieu du grand banditisme à l’OM

 

A Marseille – Antonin VIAN

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