Avant le coup d’envoi de Paris FC–OM, Pablo Longoria s’est exprimé au micro de beIN Sports sur un sujet régulièrement pointé du doigt ces derniers mois : les nombreux changements d’effectif à chaque mercato. Une prise de parole en écho aux propos de Roberto De Zerbi, qui avait évoqué la difficulté de travailler dans un contexte de renouvellement permanent.
Le président de l’Olympique de Marseille a d’abord reconnu la réalité sportive soulevée par son entraîneur. « Naturellement », a-t-il répondu, avant d’insister sur l’impact de cette instabilité pour un coach. « Spécialement pour un entraîneur qui doit construire une ambition collective. C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de changements. »
La stabilité, un luxe sportif
Pablo Longoria n’a pas nié les conséquences sportives de ce turn-over. Selon lui, la continuité facilite la performance collective, notamment sur le plan défensif. « La stabilité, le fait d’avoir des joueurs qui jouent ensemble depuis un moment, ça aide. Les automatismes défensifs, par exemple, reposent beaucoup sur la communication et la connaissance de ton coéquipier », a-t-il expliqué.
Un constat partagé par Roberto De Zerbi, qui réclame davantage de cohésion pour permettre à son équipe de franchir un cap.
Une contrainte avant tout économique
Le dirigeant marseillais a toutefois tenu à replacer cette situation dans un cadre plus large, celui du football français et de ses limites économiques. « C’est ma responsabilité de parler aussi de la situation d’un club français », a-t-il poursuivi, en prenant un exemple précis : « Benfica vient de signer un accord sur la commercialisation de ses droits à 157 millions d’euros par saison. L’Olympique de Marseille, cette saison, est autour de 17 millions d’euros selon nos estimations. »
Pour Longoria, ces écarts structurels expliquent en grande partie la stratégie marseillaise sur le marché des transferts.
Adapter, améliorer, reconstruire
Dans ce contexte, le président de l’OM assume une politique de mouvements fréquents. « Jouer la Ligue des champions, le championnat, chercher à améliorer ton effectif à chaque opportunité, c’est logique », a-t-il déclaré, évoquant la nécessité d’adapter l’effectif au coach et d’élever le niveau individuel des joueurs.
Il a enfin rappelé que le club s’inscrit dans une transformation continue depuis son arrivée. « L’OM de 2020, quand je suis arrivé, n’est pas celui d’aujourd’hui », a-t-il conclu, soulignant l’évolution permanente du projet sportif.