Accroché dans les derniers instants par Strasbourg (2-2), l’Olympique de Marseille laisse filer des points précieux. En conférence de presse, Pancho Abardonado n’a pas caché sa déception après un scénario déjà vu cette saison.
Un scénario qui se répète pour l’OM
Le match nul concédé face à Strasbourg a ravivé de mauvais souvenirs pour Pancho Abardonado. Le technicien intérimaire de l’OM a souligné la récurrence des fins de match douloureuses : « Ça devient récurrent. C’est un scénario qu’on a vécu contre le Paris FC. Quand l’arbitre a sifflé, je me suis revu sur le banc du stade Jean-Bouin. Il faut relever la tête, même si c’est très difficile et délicat. On n’a pas le choix ».
Face aux questions sur ses choix tactiques, l’ancien défenseur central a détaillé son passage à une défense à cinq : « Le message que j’ai fait passer, c’était de garder un bloc médian même avec un cinquième défenseur. Le but était de renforcer la défense, pour que les joueurs se sentent plus à l’aise. »
Une option qui n’a pas empêché l’égalisation alsacienne dans le temps additionnel.
« En grande difficulté », mais pas résigné
Ancien responsable des coups de pied arrêtés sous Roberto De Zerbi, Pancho Abardonado a refusé d’évoquer une quelconque fatalité : « Il n’est pas malade, mais il est en grande difficulté. Quand ça se répète, on ne peut pas dire autre chose. Il faut l’aider. On doit se remettre au travail. Il faut balayer ce résultat et penser au futur. Si on regarde derrière, ça fout le vertige… »
Au classement de Ligue 1, l’Olympique de Marseille reste sous pression. Si l’écart avec Lille demeure significatif, la dynamique sportive inquiète alors que le déplacement à Brest se profile.
Interrogé sur son avenir, Pancho Abardonado est resté mesuré : « Mon objectif était de préparer Strasbourg, avoir un résultat positif. On a travaillé avec le staff pour répondre aux attentes. Il faut demander à Pablo ou à Medhi pour mon avenir. Si Pablo et Medhi me le demandent, je le ferai volontiers. Je ne lâcherai pas ce groupe, je le connais par cœur. Je suis au service du club, s’il faut faire la semaine d’entraînement et aller à Brest samedi, on est prêt. »
Un discours qui reflète l’état d’esprit d’un OM en quête de stabilité et de résultats.