Ancien défenseur emblématique de l’Olympique de Marseille, Marcel Desailly a livré une analyse particulièrement intéressante sur les exigences du club phocéen. Dans un entretien accordé à Flashscore, le champion du monde 1998 a insisté sur un aspect souvent sous-estimé lorsqu’il s’agit de recruter pour l’OM : la capacité à gérer la pression.
Alors que Marseille s’apprête à ouvrir un nouveau cycle avec l’arrivée annoncée de Bruno Genesio et la volonté de Grégory Lorenzi de remodeler l’effectif, la question du profil psychologique des futurs renforts apparaît plus que jamais centrale.
Pour Desailly, le contexte marseillais est unique en France et impose des qualités mentales particulières aux joueurs qui souhaitent s’y imposer.
« Il y a un autre point à Marseille : les gens parlent beaucoup, les informations circulent en permanence. Vraies ou fausses. C’est un élément qui perturbe et déconcentre les joueurs s’ils ne sont pas d’un certain niveau, s’ils ne sont pas capables de gérer cela. »
L’ancien international français estime que la pression médiatique et populaire qui entoure le club constitue un défi quotidien pour les joueurs.
« Marseille te demande d’être boosté mentalement. Tu peux être un bon joueur ailleurs, mais ici, si tu n’as pas cette couche supplémentaire pour encaisser la pression, les rumeurs, les attentes de toute une ville, tu coules. »
Une réflexion qui fait écho à de nombreux échecs observés ces dernières années. Plusieurs joueurs talentueux n’ont jamais réussi à reproduire à Marseille les performances affichées dans leurs anciens clubs, souvent freinés par l’environnement particulièrement exigeant du Vélodrome.
Pour Desailly, cette dimension doit désormais être intégrée au même niveau que les qualités sportives lors du recrutement.
« C’est un critère qu’il faut mettre au même niveau que la technique ou le physique au moment de recruter. »
Un message fort qui pourrait résonner au sein de la nouvelle direction olympienne, engagée dans la construction d’un effectif capable non seulement de performer sur le terrain, mais aussi de résister à l’intensité permanente qui caractérise l’OM.