Huit ans après son arrivée à l’Olympique de Marseille, Saïf-Eddine Khaoui revient sur son passage en Provence dans un entretien accordé à Foot Mercato. Entre rêve d’enfant, phases de doute, prêts successifs et moments de lumière, l’international tunisien livre un témoignage sincère sur une aventure « longue et compliquée », mais qu’il refuse de regretter.
Un rêve d’enfant devenu réalité
Lorsqu’il signe à l’OM à l’été 2016, Khaoui réalise un fantasme de gamin :
« C’était vraiment un rêve, c’était l’équipe que je supportais étant petit, » confie-t-il. Avec son cousin parisien mais fan de Marseille comme lui, il grandit en suivant religieusement les exploits olympiens.
Alors que son agent lui annonce l’intérêt du club, tout devient clair : « À partir de ce moment-là, je ne voulais que signer là-bas. »
Il doit pourtant garder le secret durant plusieurs jours, même vis-à-vis de sa famille. « Quand je l’ai dit, ça a été une libération pour tout le monde. »
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Une histoire marseillaise mouvementée
Khaoui ne cache rien : son passage à Marseille a été « long et compliqué ».
Sous Franck Passi, tout commence pourtant bien. Le jeune milieu joue, découvre la Ligue 1, s’installe dans une rotation encourageante.
Mais l’arrivée de Rudi Garcia change tout. Le nouveau coach ne le connaît pas, s’arrête à son âge, et lui conseille rapidement de partir en prêt. Direction Troyes, où Khaoui retrouve du temps de jeu et reprend confiance.
À son retour, Garcia lui assure vouloir l’intégrer à la rotation… jusqu’à un retournement inattendu : le départ avorté de Clinton Njie. « Il me dit finalement que ça va être compliqué. »
En quelques jours, il doit choisir : il file à Caen en fin de mercato.
Le retour, la bataille et la reconnaissance sous Villas-Boas
De retour à Marseille, Khaoui décide : cette fois, il ne bougera plus. Il veut se battre pour s’imposer.
André Villas-Boas, fraîchement arrivé, est direct : plusieurs joueurs — « même des jeunes » — passent devant lui dans la hiérarchie.
Mais Khaoui refuse de se résigner : « J’ai bossé comme un malade. »
Son travail finit par payer : retours dans le groupe, entrées en jeu, puis un moment marquant.
Lors du match des 120 ans du club, le Portugais le fait entrer. En conférence de presse, AVB le félicite publiquement :
« Il disait que c’était mort, puis il loue ma persévérance. J’ai vraiment kiffé. »
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Arrière gauche, blessures et renaissance
La saison suivante, AVB surprend Khaoui : il le voit… arrière gauche. Le Tunisien joue toute la préparation à ce poste, aidé par Ricardo Carvalho. Des opportunités arrivent — notamment contre Toulouse — avant qu’une blessure ne stoppe son élan.
Puis vient Nasser Larguet, qui lui redonne de la confiance. Khaoui vit alors « sa meilleure période à l’OM », couronnée par un doublé face à Nice resté dans les mémoires.
« Aucun regret »
Malgré les obstacles, les prêts et les périodes de doute, Saïf-Eddine Khaoui garde un regard positif sur son passage à l’OM :
« Si je pars définitivement au bout des premières saisons, je n’aurais jamais vécu ce que j’ai vécu sur ma dernière année. Je ne peux pas avoir de regrets. »
L’histoire marseillaise de Khaoui aura été chaotique, mais sincère, marquée par une résilience rare et une fidélité au club de son enfance.