L’Olympique de Marseille joue gros dimanche soir face à l’OGC Nice, et après la crise ouverte par la défaite à Lorient, Habib Beye prépare des choix forts. À la Commanderie, la semaine a été marquée par les recadrages, la prise de parole musclée de Medhi Benatia, l’intervention de Frank McCourt… mais aussi par une réflexion plus profonde sur l’équipe qui sera alignée au Vélodrome.
Selon L’Équipe, plusieurs changements importants sont envisagés dans le onze marseillais, avec une idée claire : secouer un groupe jugé trop passif.
Le premier signal fort pourrait concerner Pierre-Emile Højbjerg. Le milieu danois, censé incarner l’équilibre et l’autorité dans l’entrejeu, serait dans le collimateur du staff après plusieurs prestations jugées insuffisantes. Son statut n’offre plus les mêmes garanties et une mise à l’écart n’est plus exclue.
Le problème pour Habib Beye, c’est que les alternatives sont limitées. Dans ce contexte, un nom revient avec insistance : Tochukwu Nnadi. Peu utilisé jusque-là, le jeune milieu pourrait être la surprise du onze de départ. Un choix risqué, mais cohérent avec la volonté actuelle de redistribuer les cartes.
Autre changement fort envisagé : le brassard. Toujours selon L’Équipe, Facundo Medina pourrait récupérer le capitanat. Une option loin d’être anodine dans le contexte actuel.
Le défenseur argentin a marqué des points cette semaine en interne après sa sortie remarquée sur RMC Sport. Son discours, résumé en interne par une formule très claire — « sueur, injures et tripes » — a été particulièrement apprécié par Habib Beye et Medhi Benatia.
En ciblant sans les nommer certains cadres au palmarès prestigieux, Medina a aussi envoyé un message fort. Le défenseur a publiquement pointé l’attitude de joueurs au CV imposant, évoquant des « champions du monde » comme Benjamin Pavard ou des « champions d’Europe » comme Emerson Palmieri, sans voir sur le terrain l’attitude qui devrait accompagner un tel statut.
En interne, cette sortie a été perçue comme un électrochoc. Là où certains cadres se sont murés dans le silence, Medina a pris la parole. Et dans le climat actuel, ce détail compte.
À deux jours d’un match capital pour l’avenir européen du club, l’OM prépare donc plus qu’un simple changement tactique. Beye veut envoyer un message. Et dimanche, il pourrait passer des mots aux actes.