Après avoir longtemps maîtrisé son sujet, l’Olympique de Marseille a laissé échapper une victoire qui lui tendait les bras face au Paris FC (2-2), samedi, en encaissant deux buts dans les dernières minutes. Une nouvelle désillusion qui a profondément marqué Roberto De Zerbi, apparu très affecté mais combatif en conférence de presse d’après-match.
Un match maîtrisé… puis totalement perdu
Pendant plus de 80 minutes, l’OM a pourtant livré une prestation sérieuse. Les Marseillais ont rapidement pris l’avantage grâce à un penalty transformé par Mason Greenwood dès la 18e minute, avant de faire le break au retour des vestiaires par Pierre-Emerick Aubameyang (54e). Solide collectivement, dominateur dans le jeu et peu inquiété, le club phocéen semblait alors se diriger vers un succès sans histoire.
Mais le scénario a brutalement basculé dans le dernier quart d’heure. En difficulté physiquement et mentalement, l’Olympique de Marseille a reculé, perdu le contrôle et fini par céder à deux reprises après la 82e minute. Un effondrement tardif qui a privé l’OM de trois points précieux et laissé un sentiment d’inachevé très fort.
De Zerbi : “Je suis prêt à aller à la guerre”
En conférence de presse, Roberto De Zerbi n’a pas cherché à masquer sa frustration. « Je vois la situation assez mal… c’est difficile à expliquer. Je suis là parce qu’il le faut. On a dominé pendant 80 minutes. La lumière s’est éteinte dans les 10 dernières. Il faut qu’on ait davantage faim, et qu’on soit capables de jouer pendant 100 minutes », a déclaré l’entraîneur marseillais.
Malgré la déception, le technicien italien a tenu à afficher sa détermination intacte. « Ne vous préoccupez pas de moi. Je suis prêt à aller à la guerre. Je suis habitué à lutter tout le temps. Mais je suis énervé, je sais qu’on peut mieux faire. Je suis prêt à jouer le match contre Rennes dans 10 minutes s’il le faut », a-t-il ajouté.
Ce nouveau match nul face au Paris FC confirme les difficultés actuelles de l’OM à gérer ses fins de rencontre. Un constat partagé par Roberto De Zerbi, qui attend désormais une réaction immédiate de son groupe dans un calendrier de Ligue 1 toujours plus exigeant.