
Propriétaire de l’OM depuis dix ans, Frank McCourt ouvre un nouveau front qui dépasse largement le football. Le dirigeant américain veut promouvoir une intelligence artificielle davantage centrée sur les individus et leur contrôle des données.
Frank McCourt ne limite plus ses ambitions à Marseille. Selon But Football Club, le fondateur de Project Liberty et cofondateur de la Pro-Human AI Coalition a dévoilé une initiative destinée à défendre une intelligence artificielle « pro-humaine », face au modèle développé par les grandes entreprises technologiques. Son objectif est de replacer les citoyens au centre des décisions liées aux données, aux infrastructures et aux usages de l’IA.
McCourt cible le modèle des géants de la tech
Le propriétaire de l’OM estime que les premières années d’Internet n’ont pas suffisamment réglé quatre questions essentielles : la propriété des données, leur lieu de stockage, leur utilisation et les bénéficiaires de leur exploitation. Il considère que cette absence de réponse a favorisé la domination de plateformes comme Google et Meta, qui ont bâti leur puissance sur la monétisation de l’attention et des informations personnelles.
Frank McCourt s’inquiète également de l’essor de systèmes d’intelligence artificielle entraînés à partir de contenus disponibles sur Internet, sans contrôle suffisant des citoyens. Il cite aussi les contestations liées à l’implantation de centres de données aux États-Unis et le projet de rachat des données de Spirit Airlines par des sociétés spécialisées dans l’IA après l’arrêt des activités de la compagnie.
Une coalition pour redonner du pouvoir aux utilisateurs
La Pro-Human AI Coalition, cofondée par McCourt, rassemble plus de 60 organisations. Elle veut rapprocher les débats sur l’intelligence artificielle des préoccupations quotidiennes, en les faisant passer « de la salle du conseil à la table de la cuisine ». La feuille de route défendue repose sur cinq principes : permettre aux utilisateurs de contrôler le partage de leurs données, leur laisser le choix des modèles et des infrastructures, limiter les autorisations accordées aux agents d’IA, imposer des règles de sécurité vérifiables et développer une technologie qui augmente les capacités humaines plutôt qu’elle ne les remplace.
McCourt a par ailleurs regretté que la société civile soit peu représentée lors d’un déjeuner organisé à la Maison-Blanche avec des acteurs de l’intelligence artificielle, du gouvernement et de la défense. Il a résumé sa position par une formule devenue centrale dans son discours :
« Si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu »
