Alors que l’Olympique de Marseille traverse une période de profonde remise en question après le départ de Pablo Longoria et Medhi Benatia, Éric Di Meco a dressé un constat particulièrement sévère sur la gestion des dernières années. Sur RMC, l’ancien défenseur olympien n’a pas mâché ses mots en évoquant les conséquences financières et sportives laissées par l’ancienne direction.
Di Meco règle ses comptes avec l’ancienne direction de l’OM
Les révélations récentes sur la situation financière de l’Olympique de Marseille continuent d’alimenter les débats. Entre les pertes importantes enregistrées ces dernières saisons, les inquiétudes autour du fair-play financier de l’UEFA et les nombreux changements opérés dans l’effectif, plusieurs observateurs s’interrogent désormais sur l’héritage laissé par Pablo Longoria et Medhi Benatia.
Sur RMC, Éric Di Meco a livré une analyse particulièrement critique du bilan des anciens dirigeants marseillais. Pour l’ancien international français, la stratégie menée ces cinq dernières années a fragilisé le club, tant sur le plan économique que sportif.
« Le constat est terrible »
« Le constat est terrible. On peut faire un bilan de Longoria maintenant qu’il est parti et qu’on découvre les comptes après cinq ans de présidence. On a eu des joueurs de poker comme dirigeants, ou des joueurs de roulette. Et malheureusement, quand tu perds trois fois sur cinq, le résultat c’est que tu perds beaucoup d’argent. Et en plus, tu joues avec l’argent que tu n’as pas. J’ai l’impression que c’est ce qu’il s’est passé.
Je ne suis pas étonné. Rappelez-vous l’an dernier quand je disais : “Est-ce que ces gens-là travaillent dans l’intérêt du club ?” en observant le nombre de mouvements tous les six mois. Et puis si ça ne marche pas, ils s’en foutent complètement, ils se cassent et trouvent un autre club. Le cocu, c’est le club.
Quand tu fais 260 mouvements en cinq ans, comment tu fais pour gagner de l’argent ? Tu ne peux pas construire une équipe comme ça ni gagner de l’argent. On se retrouve aujourd’hui avec des gens qui se sont amusés avec notre club. »
Un bilan qui continue de faire débat
Cette sortie intervient dans un contexte particulièrement tendu pour l’OM. Le club doit prochainement défendre son dossier financier devant l’UEFA et la DNCG, tandis que la nouvelle direction incarnée par Stéphane Richard et Grégory Lorenzi tente de reconstruire un projet plus stable.
Les critiques d’Éric Di Meco reflètent également le sentiment d’une partie des supporters marseillais, lassés des nombreux changements d’effectif observés ces dernières saisons. Avec plus de 260 mouvements enregistrés sous l’ère Longoria, la question de la stabilité sportive et financière est désormais au cœur du nouveau projet olympien.