La gouvernance de l’Olympique de Marseille évolue en profondeur. Alors que Shéhérazade Semsar-de Boisséson s’impose dans l’organigramme, le club phocéen poursuit activement sa recherche d’un actionnaire minoritaire pour consolider un modèle économique fragilisé. Les enjeux financiers et stratégiques sont majeurs à court terme.
Shéhérazade Semsar-de Boisséson au cœur du nouvel équilibre
Vice-présidente du conseil de surveillance et PDG de McCourt Global, Shéhérazade Semsar-de Boisséson occupe désormais un rôle central dans la gouvernance de l’Olympique de Marseille. Présente récemment au stade Vélodrome aux côtés d’Alban Juster (président par intérim) et d’Alessandro Antonello (directeur général), elle s’est progressivement imposée dans les décisions stratégiques.
Selon L’Équipe, son implication s’est renforcée ces derniers mois, notamment sur les orientations budgétaires du dernier mercato, dans un contexte d’austérité. Elle apparaît également dans les discussions institutionnelles, notamment au sein de la LFP. Son influence s’étend jusqu’à la communication du club, alors que le directeur du football Medhi Benatia a récemment prolongé son préavis jusqu’en juin.
En parallèle, l’avenir de Pablo Longoria reste en suspens, ses avocats étant toujours en négociation avec ceux de Frank McCourt concernant sa situation contractuelle.
Un ticket d’entrée estimé autour de 400 millions pour 30 % du capital, sans pouvoir décisionnaire majoritaire
Sur le plan financier, la situation demeure délicate. D’après les chiffres relayés, le club cumule environ 500 millions d’euros de pertes depuis 2016. Le dernier rapport de l’UEFA fait état d’un déficit de 105 millions d’euros avant impôts au 30 juin 2025, selon une méthodologie distincte de celle de la DNCG.
Propriété de Frank McCourt depuis 2016, l’OM cherche un actionnaire minoritaire. Selon La Provence, le clan McCourt valoriserait aujourd’hui le club à 1,2 milliard d’euros, avec un ticket d’entrée estimé autour de 400 millions pour 30 % du capital, sans pouvoir décisionnaire majoritaire.
Football Benchmark évaluait en mai 2025 la valeur du club à environ 594 millions d’euros, en progression constante sur dix ans. Malgré une hausse des revenus commerciaux, un renouvellement de la convention d’occupation du Vélodrome et un chiffre d’affaires prévisionnel de 240 millions d’euros cette saison, l’équilibre économique dépend fortement d’une qualification directe en Ligue des champions.