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OM – Labrune: « J’ai eu peur des représailles ou des pressions »

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Vincent LABRUNE - Marseille / Evian- 2eme journee de Ligue 1 -

 

 

Interrogé et placé sous le statut de témoin assisté dans l’affaire des transferts douteux de l’OM, Vincent Labrune a avoué aux policiers être effrayé par environnement particulier autour du club. Le JDD a publié ce dimanche des extraits de la déposition de Vincent Labrune devant la juge.

 

Labrune: « J’étais dans un environnement qui m’effrayait »

 

« Il y a énormément de contraintes. On n’est absolument pas libres. Il fallait arrêter la gabegie financière. Mais il y a aussi l’entourage nauséabond qui gravite autour du club… J’étais dans un environnement qui m’effrayait : j’entendais que des membres du banditisme gravitaient autour du club, que certains agents n’étaient pas nets. J’ai eu peur des représailles ou des pressions ».

 

 

Labrune: « La famille Barresi est présentée comme la plus influente du banditisme marseillais»

 

Le président de l’OM évoque le cas de Jean-Luc Barresi, agent très influent dans les transferts du club phocéen: « Est-ce que Barresi m’impressionnait ? Tout à fait, et c’est normal compte tenu de sa réputation mais je ne l’ai croisé que trois fois et quelques secondes à chaque fois. Je n’ai souvenir de l’avoir eu au téléphone qu’une seule fois. Il ne m’a jamais influencé mais il dégage un charisme et une énergie particulière ». Plus tard le patron de l’OM expliquera à la juge : « J’ai eu vent de sa réputation dans la presse, la famille Barresi est présentée comme la plus influente du banditisme marseillais »…

 

 

Les transferts de Niang, Ben Arfa, Amalfitano ou encore Diawara suspectés

 

Il faut dire que Barresi aurait souvent eu droit a des rétro-commission dans des dossiers pourtant bien différents. L’agent aurait perçu de grosses sommes lors des transferts de Niang, Ben Arfa, Amalfitnao ou encore Diawara. Même la prolongation du contrat de Benoît Cheyrou est suspecte aux yeux de la justice. Labrune affirme: « J’ai versé des commissions indues, mais à mes dépens. » Le président de l’OM raconte aussi le petit coup de pression de Barresi lors du départ de Morgan Amalfitano : « Amalfitano me tend le téléphone,au bout du fil, il y avait Barresi. C’est la première fois de ma vie que je lui parlais. Il me demandait de bien me comporter avec Morgan… Il m’a dit : ‘Morgan est un ami, il ne faut pas le harceler.' »

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