La situation de l’Olympique de Marseille traverse une zone de fortes turbulences. Après la lourde défaite face au PSG (5-0), les interrogations se multiplient autour de l’avenir de Roberto De Zerbi, fragilisé sportivement et contesté dans sa relation avec le vestiaire, comme l’a souligné Daniel Riolo sur RMC.
Greenwood et Balerdi visés !
Le revers subi dimanche contre le Paris Saint-Germain n’est pas un accident isolé. Il s’inscrit dans une série de prestations très décevantes pour l’OM, marquée notamment par la défaite contre Bruges (0-3) et une élimination jugée rocambolesque en Ligue des champions. Ces résultats ont ravivé les critiques autour du projet de jeu et de la capacité de Roberto De Zerbi à redresser la situation.
Sur le terrain, plusieurs cadres ont affiché un niveau très insuffisant. La prestation de Mason Greenwood comme celle de Leonardo Balerdi, capitaine du soir, a cristallisé les tensions, dans un contexte où la responsabilité collective est ouvertement questionnée.
Daniel Riolo pointe une situation « intenable » pour De Zerbi
Dans L’After Foot sur RMC, Daniel Riolo a livré une analyse très sévère mais factuelle de la situation marseillaise. Le journaliste estime que le contexte est devenu « intenable » pour Roberto De Zerbi, évoquant clairement l’hypothèse d’un départ rapide de l’entraîneur italien.
Je partage le point de vue d’une situation qui est en train de devenir intenable. (…) Roberto De Zerbi est dans une situation d’échec, qu’il acte. Evidemment, il peut en vouloir à des joueurs. Assurément, si j’étais lui, il y a des joueurs qui me sortiraient par les yeux aussi. (…) Mais lui aussi doit se remettre en question. (…) (Mason) Greenwood, ce dimanche, on est au-delà de la honte. Je ne sais pas comment on peut rester calme face à une telle prestation. (Leonardo) Balerdi, c’est pareil. Tu es le capitaine, tu n’as rien compris au foot. Et donc, le caractère de De Zerbi pourrait le pousser à partir cette semaine, oui. Je crois à cette théorie. Je n’exclus pas un départ. (…) On sait que dans le foot, c’est l’entraîneur qui est le premier responsable, le premier fusible. (…) Juste ou injuste ? On sait bien que les résultats déterminent tout. On pourrait très bien dire : ‘la 3e place, c’est l’objectif ; la Coupe de France c’est un autre objectif’, et les deux sont encore là pour l’OM. Sauf qu’il y a une crainte : est-ce que le vestiaire et le coach sont encore sur le même bateau ?
Riolo rappelle que, dans le football professionnel, l’entraîneur reste le « premier fusible », indépendamment du caractère juste ou injuste de la situation. Il souligne également un point central : le doute grandissant sur l’alignement entre le vestiaire et le coach. Si les objectifs sportifs – notamment la 3e place en championnat et la Coupe de France – restent mathématiquement accessibles, la question de la cohésion interne est désormais posée.
À ce stade, aucune décision officielle n’a été annoncée par l’Olympique de Marseille. Mais le constat dressé sur les ondes de RMC traduit un climat lourd, où l’avenir de Roberto De Zerbi apparaît plus incertain que jamais, à très court terme.