La gouvernance de l’Olympique de Marseille connaît un nouveau séisme. En redistribuant les responsabilités sportives et en redéfinissant le rôle de Pablo Longoria, Frank McCourt a profondément modifié l’équilibre interne du club. Une évolution qui pose clairement la question de l’avenir du président espagnol.
Ce mardi matin, le communiqué officiel est tombé. L’actionnaire de l’OM, Frank McCourt, a acté une réorganisation majeure : toutes les activités sportives sont désormais confiées à Medhi Benatia jusqu’à la fin de la saison. Dans le même temps, le rôle de Pablo Longoria est appelé à évoluer vers des fonctions qualifiées d’« institutionnelles ».
Selon les informations publiées par La Provence, cette décision revient de fait à retirer une large partie du pouvoir exécutif au dirigeant espagnol. Une source proche du club évoque « une manière de le faire sortir proprement », soulignant la portée symbolique de cette redistribution des cartes.
Communiqué de presse de Franck McCourt :
Déterminé à assurer l’intérêt supérieur de l’Olympique de Marseille et afin d’atteindre les objectifs sportifs de la saison en cours, Frank McCourt a demandé à Medhi Benatia de conserver ses fonctions jusqu’à la fin de la saison.…
— Football Club de Marseille (@FCMarseille) February 17, 2026
Benatia au centre du projet sportif
Grand gagnant de cette réorganisation, Medhi Benatia voit son poids renforcé dans la stratégie de l’Olympique de Marseille. Cette évolution intervient dans un contexte déjà tendu. Fin janvier, La Provence révélait que les relations entre Benatia et Longoria s’étaient nettement dégradées.
Le scénario observé ces derniers jours ne fait que confirmer ces dissensions internes. Esseulé à La Commanderie, où sa présence s’était raréfiée, Pablo Longoria apparaît plus que jamais fragilisé. Toujours selon La Provence, certains observateurs internes jugent désormais impossible une collaboration durable entre les deux hommes.
Un rôle institutionnel aux contours flous
Officiellement, la nouvelle mission de Pablo Longoria consisterait à assurer la représentation de l’OM au sein des instances françaises et européennes. Une fonction qui interroge toutefois au regard de sa situation actuelle.
Vice-président de la LFP, le président marseillais a vu son influence considérablement réduite au cours de la dernière année. Suspendu après ses propos tenus à Auxerre, lorsqu’il avait évoqué de la « corruption », il aurait, selon La Provence, perdu une large part de sa crédibilité au sein de l’instance.
Dans les faits, plusieurs dossiers récents impliquant l’Olympique de Marseille et la Ligue ont été suivis par Shéhérazade Semsar-de-Boisséson, vice-présidente du conseil de surveillance.
La séquence actuelle rappelle inévitablement un précédent récent dans l’histoire du club : la fin de mandat de Jacques-Henri Eyraud, remplacé par Pablo Longoria en février 2021. Aujourd’hui, la situation du dirigeant espagnol s’inscrit à son tour dans une zone d’incertitude majeure, au cœur de l’actualité brûlante de l’OM.