À l’approche d’un choc décisif entre l’Olympique de Marseille et l’AS Monaco, une question domine les débats : comment Marseille va-t-il compenser l’absence de son principal atout offensif, Mason Greenwood ? Vendredi, sur La chaîne L’Équipe, dans l’émission « L’Équipe du Soir », le journaliste Grégory Schneider a livré une analyse tranchée, mettant en lumière l’impact potentiellement majeur de cette absence dans la course à l’Europe.
Une pression asymétrique avant le choc
Selon Schneider, le contexte psychologique joue déjà en faveur des Monégasques. Là où Marseille avance avec le poids du résultat, Monaco aborde cette rencontre avec davantage de sérénité, fort d’un retour en forme inattendu ces dernières semaines.
« Il y a une vraie pression à Monaco mais par rapport à celle qui pèse sur Marseille, c’est incomparable. De manière conjoncturelle, Monaco était mort dans le film. Il y a deux mois, c’était terminé. Pocognoli était au bord du licenciement. Ils ont ressuscité et sont maintenant dans une situation formidable. Je pense que les Monégasques ont l’esprit autrement léger que leurs adversaires de dimanche. »
Un contraste qui pourrait peser lourd au moment d’aborder cette affiche de clôture de la 28ᵉ journée de Ligue 1.
Greenwood, pièce maîtresse irremplaçable
Mais au-delà de la dynamique collective, c’est bien l’absence de Greenwood qui cristallise les inquiétudes. Pour Schneider, le constat est sans appel :
« Pour moi, sans Greenwood, tu enlèves 50 % de la dangerosité de l’équipe. C’est dix joueurs plus lui. Ça fait un an et demi que ça dure, on a fini par comprendre comment ça marchait. »
Un jugement fort qui souligne la dépendance offensive de l’OM envers son attaquant anglais. Dans un système souvent critiqué pour ses difficultés à produire du jeu, Greenwood apparaît comme le facteur X, capable de débloquer n’importe quelle situation.
Un désert offensif sans lui ?
Le journaliste va même plus loin en décrivant un véritable vide en son absence, malgré la présence de joueurs expérimentés comme Pierre-Emerick Aubameyang :
« Pour eux, sans lui, c’est un désert. Je n’ai aucun doute qu’ils ont des joueurs de qualité comme Aubameyang. Mais Greenwood, c’est classe mondiale. Quand j’avais vu Adi Hütter, l’ex-entraîneur de Monaco l’année dernière, je lui avais demandé quel était le joueur le plus fort du championnat hors PSG et il m’avait répondu Greenwood sans hésiter. En plus, comme Marseille est une équipe qui a toujours été en souffrance dans le jeu, même sous De Zerbi avec le « Derbi Ball », c’est toujours lui qui débloquait les situations »
Derrière cette déclaration, c’est toute la problématique marseillaise qui refait surface : une équipe dépendante d’un individualisme fort pour exister offensivement.
Un test révélateur pour Marseille
Ce déplacement à Louis-II pourrait ainsi servir de révélateur pour l’OM. Sans son leader offensif, Marseille devra prouver qu’il peut exister collectivement, trouver d’autres solutions et ne pas s’en remettre uniquement à un exploit individuel.
Face à une équipe monégasque relancée et libérée, l’équation s’annonce complexe. Et si l’on en croit Grégory Schneider, la réponse pourrait bien être brutale : sans Mason Greenwood, l’OM perd bien plus qu’un joueur — il perd une grande partie de son identité offensive.