L’ancien défenseur et entraîneur de l’Olympique de Marseille, Bernard Casoni, a livré une analyse tranchée de la situation actuelle du club dans les colonnes de La Provence. Le champion d’Europe 1993 pointe avant tout les difficultés des leaders du vestiaire, qu’il juge incapables d’assumer pleinement leur rôle.
Des cadres jugés en difficulté
Interrogé par La Provence, Bernard Casoni n’a pas masqué son inquiétude face aux performances de l’OM. L’ancien Olympien insiste sur l’importance des joueurs d’expérience dans une période délicate : « Tu es obligé de t’appuyer sur des cadres quand tu es entraîneur, mais s’ils sont en difficulté… on ne peut pas en créer d’autres en un claquement de doigts. Quand cette ossature est fragilisée, c’est tout l’édifice qui tremble »
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— Football Club de Marseille (@FCMarseille) February 11, 2026
Dans son diagnostic, Casoni cible plusieurs joueurs considérés comme des éléments majeurs de l’effectif. Il cite notamment Gerónimo Rulli, Leonardo Balerdi, Benjamin Pavard et Pierre-Emile Højbjerg :« Qui sont les cadres de cette équipe ? Rulli, Balerdi, Pavard, Hojbjerg ? Que des joueurs en difficulté pour je ne sais quelles raison(s). Il peut y avoir un coup de moins bien passager, mais pas trois, quatre ou cinq cadres en même temps. Cela n’arrive pas dans les équipes en bonne santé. »
L’ancien entraîneur s’attarde en particulier sur Benjamin Pavard, dont il attendait davantage : « Il est quand même champion du monde, passé par l’Inter Milan et le Bayern, il coche toutes les cases. Il est censé avoir la personnalité pour tenir ce rôle, mais il est loin de son meilleur niveau. Même sur le plan défensif, ils sont en grande difficulté. »
La stabilité du club remise en question
Au-delà des performances individuelles, Bernard Casoni évoque un problème plus structurel. Il souligne les effets des changements fréquents d’effectif : « Avec ces mouvements permanents à chaque mercato, ce n’est pas évident d’avoir un noyau dur, de la stabilité, une ossature sur laquelle se reposer. Pour un coach, passer ses messages et principes de jeu prend 3 à 4 mois, mais si tu repars de zéro tous les six mois… »
Il mentionne également un départ marquant : « Et quand tu perds un mec comme Rabiot, un exemple pour tout le monde au-delà de son rendement sur le terrain, il faut se poser les bonnes questions. »