Stéphane Richard n’a pas réussi à récupérer le siège laissé vacant par Pablo Longoria au conseil d’administration de l’European Football Clubs. Le président de l’OM a été largement battu par Olivier Létang, patron du LOSC, ce mardi à Copenhague. Avec seulement 5 voix sur 32, Marseille essuie un revers important dans les instances européennes.
Seulement 5 voix sur 32 pour Richard
Selon La Provence, qui relaie des informations de L’Équipe, Stéphane Richard a été nettement battu par Olivier Létang lors du vote organisé à l’assemblée générale de l’European Football Clubs.
Le poste, auparavant occupé par Pablo Longoria, devait revenir à un représentant français. Ce sont les principaux clubs des six grands championnats européens qui ont participé au scrutin.
Avec 5 voix sur 32, le président de l’OM n’a pas réussi à convaincre suffisamment de dirigeants pour intégrer le conseil d’administration de l’EFC.
Le club marseillais a toutefois voulu relativiser cet échec.
« Nous savions que cela allait être très difficile. Il était cependant important d’être là et de faire entendre la voix du club. Nous sommes satisfaits d’avoir pu exposer la position de l’OM. On prend date. »
Létang soutenu par le camp Al-Khelaïfi-Labrune
Toujours selon L’Équipe, ce vote ne se résume pas à un simple duel entre deux présidents français.
Olivier Létang est présenté comme appartenant au camp de Nasser Al-Khelaïfi et Vincent Labrune dans les équilibres du football français. À l’inverse, l’OM fait partie des clubs considérés comme plus opposés à cette ligne, aux côtés notamment de Rennes, Lens ou Le Havre.
Ce rapport de force a forcément pesé dans un scrutin organisé au sein d’une structure présidée par Nasser Al-Khelaïfi, également président du PSG.
Les relations entre l’OM et les instances du football français sont déjà régulièrement tendues, notamment autour de la gouvernance de la LFP et des droits audiovisuels.
Un premier échec institutionnel pour le nouveau président de l’OM
Pour Stéphane Richard, ce vote constituait une première occasion de repositionner l’OM dans les instances européennes après le départ de Pablo Longoria.
Le résultat est sans appel, mais Marseille veut visiblement inscrire cette candidature dans une stratégie plus longue.
Le club cherche désormais à peser davantage dans les décisions institutionnelles et économiques du football français, dans un contexte où les sujets de gouvernance, de droits TV et de répartition des revenus restent centraux.