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3 points pour nous réchauffer…

Par Mis à jour le - Publié le

Nous vivons des moments terribles durant lesquels se projeter avec certitude dans l’avenir devient inutile. Regarde le temps. C’était le printemps, on revoyait le soleil après en avoir été privé plusieurs jours au cours desquels la dépression affleurait la surface des visages, il faisait bon de nouveau, on recommençait à transpirer sous les vêtements, et bim… retour du froid polaire, et le match de ce soir devient une aventure.

Tu croyais que l’OM, cette équipe toujours plus à l’aise au printemps, allait enfin se déployer pour enchaîner les victoires, et voilà qu’elle devra s’exprimer ce soir au milieu des pingouins. Pas pareil.

Tu pensais que les olympiens allaient poursuivre leur dynamique de 4 victoires interrompue par la trêve internationale, mais comme l’a fait apparaître Sampaoli au cours de la conférence d’avant-match, les internationaux de son effectif ont été sollicités par leurs sélections et il ne sait pas trop sur lesquels il pourra compter et dans quel état ils seront au moment d’entrer sur le terrain. Attendons-nous à des difficultés à St Étienne, ce vieil ennemi aux limites de la relégation vers laquelle nous sommes nombreux à souhaiter que nos joueurs le prépareront.

Il n’y aura donc pas Milik, blessé avec sa sélection polonaise, et c’est vraiment dommage parce qu’il revenait bien. Pour autant, la solution est toute trouvée avec l’éventuel retour de Payet dans son rôle préféré de faux 9. Mais Sampaoli a d’autres solutions avec Dieng ou Bakambu. Comme le coach argentin a le chic pour nous surprendre, je ne me hasarderai pas à deviner qui débutera ce match très important et qu’elles seront ses options. S’il estime que celui-ci ou celui-là mérite plus par rapport à sa forme et ce qu’il a fait à l’entraînement, je ne me prendrai pas la tête avec ses choix.

Il y aura aussi des soucis de compos en face mais qui peut assurer que ceci compensera cela ? Pourtant Khazri et Hamouma, joueurs habitués à briller souvent quand ils jouent contre nous, seront l’un et l’autre absents, nous ne nous en plaindrons pas.

C’est que l’OM n’a désormais plus de marge. À chaque contre-performance, nous sentirons dans la nuque le souffle chaud des niçois et des rennais, lesquels heureusement s’affronteront juste avant nous, mais aussi les strasbourgeois. Il faudra donc gagner, mais quand tu joues à l’OM tu dois toujours gagner. Et quitte à gagner, sachons y mettre aussi la manière.

Il serait malvenu de trébucher à Geoffroy-Guichard, surtout cette année, alors qu’ils sont sur le point de plonger dans les entrailles du foot français.

Des temps incertains disais-je : Regarde Macron. Il fait le beau, il pense que sa réélection, ça va aller comme sur des roulettes, et tant il se fait niquer par Mélenchon.

Regarde la Coupe du Monde, dont le tirage au sort a eu lieu hier à Doha. Les qataris ont construit des stades hors de prix à une vitesse et sous une chaleur qui a entrainé des milliers de morts, mais tant, elle ne se jouera peut-être pas. Un petit virus un peu compliqué, et bye bye, fini la Coupe du Monde, elle ne commencera jamais.

Et en matière d’incertitude et d’impermanence, j’éviterai de parler de la guerre en Ukraine, l’agression par Poutine qui nous tracasse. Tentons d’oublier.

Bref, amis olympiens… réchauffez-nous le cœur en ramenant trois points. On va quand même pas accepter de perdre contre Dupraz, ce grand poète du foot.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

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