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FALLAIT S’Y ATTENDRE [Thierry B. Audibert]

Par
Steve MANDANDA of Marseille during the French Ligue 1 soccer match between Lille OSC and Olympique Marseille at Stade Pierre Mauroy on March 3, 2021 in Lille, France. (Photo by Baptiste Fernandez/Icon Sport) - Stade Pierre Mauroy - Lille (France)

La grosse surprise de la compo résidait dans la titularisation surprise de Mandanda. Surprise, pas tout à fait, car il me semblait évident que le tour de Steve reviendrait. Sampaoli nous avait parlé de deux numéro 1. El Fenomeno a en tout cas montré qu’il était toujours là à l’exception d’une mauvaise relance en début de rencontre, vite oubliée.

Nous avons vu le match que nous nous attendions à voir, ceux qui ont lu mon billet publié ce matin sur le site du FC Marseille se souviendront sûrement que j’y annonçais que les messins ne viendraient pas en victime expiatoire.

J’y disais que Fred Antonetti avait particulièrement préparé ce match et qu’il convenait de se méfier. J’y évoquais aussi nos difficultés à nous créer des occasions, ce fût encore perceptible en première mi-temps.

Ce sont même les messins qui se procurèrent les occasions les plus chaudes avec deux ballons sur le poteau, dont l’un détourné par Mandanda, contre une transversale de Payet.

Les messins nous attendaient en un 5-4-1 agressif et compact, ils cherchaient systématiquement la profondeur dans les transitions, dans le dos de Luan Peres ou Lirola. Cela a failli payer.

On atteignait la mi-temps sur un score nul et vierge, il fallait revenir avec de meilleures intentions pour la suivante.

Deux opportunités gâchées par Luis Henrique et Milik signalaient que les olympiens avaient reçu des messages énergiques de leur coach au vestiaire.

Un messin se voyait expulser après un attentat sur Payet.

Les marseillais appuyaient, mettaient toute leur énergie encore disponible pour porter le danger devant la cage d’Oukidja qui sortait encore une fois la partie de sa vie. Sans succès.

Pourtant Sampaoli sortait progressivement du banc tous ses arguments offensifs. Toutes les attaque foiraient dans le dernier geste, l’avant-dernier ou alors c’est Oukidja devant un tête des Milik ou une frappe de Konrad des 18 mètres au ras du poteau.

Leur infèriorité numérique n’empêchait pas les messins de se procurer de chaudes opportunités dans les arrêts de jeu, 9 minutes, c’est rare pour être souligné

Les joueurs ont beaucoup donné, que peut-on leur reprocher ? Ils sont tombés sur une adversité préparée, déterminée, laquelle s’effondrera lors de sa prochaine rencontre comme c’est trop souvent le cas. de l’énergie, mais nous sommes encore trop brouillons et imprécis dans les trente derniers mètres.

On va saluer Payet, maître à jouer de cette équipe, pour son investissement, on pense à cet incroyable retour défensif dans les pieds d’un messin particulièrement bien placé, on est pas habitués. Mention à Mandanda et Guendouzi.

On s’inquiète pour Lirola et Gerson.

Quant à Milik que je désignais comme la clé de l’attaque marseillaise, convenons qu’il va falloir la ramener chez le serrurier pour d’ultimes ajustements.

On pouvait revenir à la 2e place, il faudra patienter. Frustrant…

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B Audibert

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