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Nice gifle l’OM ! [Thierry B. Audibert]

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Nous ne gagnerons encore pas la coupe de France cette année.

L’Olympique de Marseille, les joueurs et l’entraîneur réunis ont totalement foiré leur match.

Cela fait mal de le dire mais le constat doit être implacable. L’Olympique de Marseille n’a pas donné l’impression d’aborder cette rencontre comme on doit le faire pour un match de coupe.

Ils eurent certes une circonstance favorable sur leur première action qui leur permit d’ouvrir la marque, un niçois marquant contre son camp (5e). Ils firent illusion encore derrière quelques minutes mais Nice installa son jeu et les olympiens furent spectateurs de manière inexplicable.

Les niçois égalisèrent assez vite suite à une perte de balle de Saliba (11e). Puis, dans un temps fort au cours duquel les joueurs de Sampaoli n’alignaient plus trois passes, une nouvelle perte de balle de Rongier, le ballon arrivait sur la droite où Delort (il n’aurait pas été bien lui, sous le maillot de l’OM ?) centrait pour Kluivert libre de tout marquage qui reprenait de la tête pour permettre aux niçois de prendre l’avantage (29e).

Les marseillais, malgré un jeu arrêté et laborieux tout à fait inattendu gâchèrent deux occasions énormes.

19e Todibo s’emmêle les pinceaux, Payet récupère et transmet à Ünder qui vendange en voulant mettre une grosse frappe.

42e Sur la première attaque placée de l’OM, le ballon arrive sur Ünder côté droit servi par Saliba qui trouve Payet lequel vendange à son tour, c’était encore une formidable opportunité.

Mais il ne faut pas oublier la magnifique occasion niçoise après un numéro de Kluivert qui après avoir enrhumé trois marseillais frappait croisé mais ça passait juste à côté (21e).

Sampaoli sortait Balerdi à la mi-temps pour faire entrer Bakambu, lequel marquait un but sur un service de Payet mais il était signalé hors-jeu, il y avait mieux à faire pour Payet s’il avait choisi le tir.

Malheureusement, c’est Kluivert auxquels les défenseurs marseillais laissaient la possibilité d’avancer et de frapper, envoyant un bolide sous la barre transversale (49e). Avec un score de 3-1 l’affaire était en train de se corser encore plus pour l’OM

Bakambu juste derrière était à deux doigts de réduire l’écart mais Bulka sortait le ballon en l’effleurant de la taille, l’arbitre ne sifflait même pas corner.

Et puis, quand ça rigole pas, quand tu n’as pas su te donner l’élan indispensable et que tu ne contraries pas l’adversaire dès le départ, Delort aggravait le score à la réception d’un centre au cordeau de Kluivert, il lobait Lopez avec beaucoup de réussite. Avec 4-1 on pouvait considérer que le match était plié (61e).

Alors, que s’est-il passé ?

On est d’abord tenté de se demander si Sampaoli a pris les choses par le bon bout en essayant cette formule incroyable de 4 défenseurs à plat avec quasiment quatre centraux. On ne doit pas expliquer cette défaite par la seule absence de Kamara. La solution de Balerdi placé devant un trio de défenseurs aurait sans doute permis de gagner la bataille du milieu de terrain, Rongier et Guendouzi se faisant transpercer pendant tout le match. Mais au-delà de la question tactique qui n’explique pas tout, c’est surtout l’attitude des olympiens qui est condamnable. Il peut paraître primaire à qui me lira de dire que les olympiens se sont cagués dessus ce soir. Ils sont restés en-dedans alors qu’ils venaient de prendre l’avantage, ils ont laissé leur adversaire se reprendre et envoyer des vagues sur leur défense. Ils ont tremblé dans la passe, oublié d’être mobiles, disponibles et vigilants. Et puis, c’est encore un signe, ils ont vendangé par Ünder et Payet deux énormes occasions qui auraient pu calmer les niçois.

Nous avons tous pris une énorme gifle ce soir. Nous ne sommes pas prêts de l’oublier et il ne nous reste plus qu’à espérer qu’elle ne produira pas une énorme secousse dans le moral des joueurs, qui pourraient, en ne se reprenant pas assez vite, perdre l’objectif Ligue des Champions.

Cela va vite en football.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

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