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Recoller à Nice… [Thierry B. Audibert]

Par Mis à jour le - Publié le
11 Jean LUCAS (asm) - 09 Arkadiusz MILIK (om) during the Ligue 1 match between Marseille and Monaco at Orange Velodrome on March 6, 2022 in Marseille, France. (Photo by Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport) - Photo by Icon sport

Qui peut savoir quel OM nous aurons la surprise de voir à Brest ?

J’ai bien peur que ni Sampaoli ni ses joueurs ne le sachent. Peut-on se baser sur la bonne prestation de jeudi pour construire des certitudes ? Je ne pense pas malheureusement même si je voudrais bien me forcer à y croire. Les olympiens ont un potentiel égal pour gagner ce match ou renouveler ce genre de contre-performance qui rend fou.

Nous pouvons au moins espérer que nos joueurs se sont rassurés jeudi soir sur leurs capacités à jouer un très bon football sur une plus grande durée que quelques séquences, sans nous convaincre que l’équipe s’est guérie de la peur de mal faire que nous avons vue progressivement vibrer dans leurs gambettes, Sampaoli l’a même évoquée.

Le coach qui était fortement remis en question et encore, j’emploie ici un euphémisme, a montré que les joueurs étaient toujours derrière lui et qu’ils avaient du plaisir et de l’envie à jouer le football qu’il leur propose. Ceux qui ont lu mon dernier billet : Vous m’avez gonflé… savent que je continue à penser que le coach argentin a toujours les cartes en mains, que sa compétence, sa grinta, sa passion ne sont plus à démontrer et qu’il n’a aucune leçon à recevoir, ni du président, ni des joueurs, ni des journalistes ou anciens joueurs, ni des consultants de Paris ou de chez nous (on en a de rigolos), ni des supporters. Il l’a encore dit en conférence de presse et il a parfaitement raison.

Les histoires autour de Sampaoli sont allées loin puisqu’on nous dit qu’il va être limogé, que Longoria a déjà contacté quelqu’un, et patati et patata. Je ne pense pas qu’il faille donner beaucoup de crédits à ce genre d’infos même si je ne peux perdre de vue que si Sampaoli se braque face aux critiques de certains supporters telles qu’elles se sont manifestées dimanche soir et jusqu’au match contre Bâle, il est aussi capable de claquer la porte en faisant un bras d’honneur à tout le monde.

Il est certain qu’une victoire à Brest remettrait les choses à l’endroit. Une équipe pas particulièrement régulière mais nous ne le sommes guère non plus, qui a perdu sa dernière rencontre à domicile contre son voisin lorientais, mais qui est allée ensuite rattraper sa contre-performance en allant l’emporter à Lens.

Le premier problème de l’OM est que pour gagner il faut marquer des buts, un peu plus que son adversaire, et nous sommes au regret de constater que ce n’est pas le point fort des olympiens depuis quelque temps. Il s’agirait maintenant d’augmenter non seulement la vitesse et la précision dans l’exécution, et de prier pour obtenir cette réussite qui nous a fuis jeudi soir en Ligue Conférence.

Le second problème est qu’une fois encore l’opposition sera maximale. On peut compter sur Michel Der Zakarian pour avoir parfaitement préparé ses joueurs, pour les amener à se galvaniser contre nous, il a commencé en conférence de presse à taper sur Sampaoli pour dénigrer son jeu.

L’entraîneur brestois, marseillais pourtant, qui a toujours mis un point d’honneur à pousser ses équipes à leur maximum quand il s’agit de nous rencontrer, ce genre de détails dont nous souhaiterions tous que le staff et les dirigeants marseillais soient informés, qu’ils ne se verront pas renseignés sur la question après coup alors qu’il sera trop tard.

Milik, pas Milik ? Nous allons éviter de nous prendre la tête pour l’instant. Tout ce que nous voulons c’est une équipe totalement prête et engagée pour forcer la décision à l’extérieur. Le reste… la manière, pas la manière…

Une victoire permettrait ni plus ni moins de recoller à Nice avant de les affronter lors de la journée suivante.

Autant dire que nous vivons peut-être en ce moment le plus grand moment charnière de la saison et nous voulons espérer qu’il ne sera pas manqué car pour de bon, alors, se pointerait les véritables raisons d’une crise qui ne plane pas encore vraiment sur le club, quoi qu’on dise.

Vive le grand Roger Magnusson !

Thierry B. Audibert

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