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TROPHÉE DES CHAMPIONS, TU PARLES…

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Voilà vé, Trophée des Champions ce soir, en voilà un match qui a de la gueule, contre les autres, là… en plus, et juste parce qu’ils ont encore remporté les deux plus grandes compétitions de notre pays… alors que nous avons fini derrière eux grâce à l’arrêt précoce du championnat.
 
C’est drôle, non ? Être autorisé à disputer un match grâce à l’adversaire. Ça te donne presque l’impression qu’on t’a filé une pièce dans la rue pour acheter un sandwich.
 

Un match artificiel

 
Vous l’avez compris, ce match m’importe peu. Pardon d’être aussi abrupt. J’entends déjà la cohorte de ceux que l’esprit de sérieux a saisi au sortir du landau : « Coaaa, mais c’est un titre quand même, si on peut le gagner, je le prends… ».
Ça me ferait plaisir de niquer le Qatar, mais sur ce que nous a montré l’OM ces derniers temps, je doute qu’on atteigne l’objectif. Le match que nous avons remporté au Parc en début de saison, on le joue dix fois on le perd neuf.
 
Les questions sur la composition d’équipe par AVB, l’animation qui sera choisie… ne m’intéressent pas aujourd’hui. À choisir, je préfère qu’on gagne surtout les prochains matchs de championnat. Là, c’est un match artificiel.
 

La folie autour de la vente.

 
En vérité, au-delà des conditions sanitaires qu’on se traîne depuis dix mois, la situation olympienne commence grave à m’ennuyer.
 
Je regarde ce pauvre Longoria se creuser la tête pour trouver des joueurs libres, en placer d’autres dont le coach n’a pas forcément besoin, chercher à regagner un peu de marge de manœuvre. Il n’y a plus rien dans les caisses depuis longtemps, et les sous n’arrivent plus, on est à payolle. Nous le resterons tant que nous ne serons pas rachetés… si nous devons l’être un jour…
 
Quelques mots sur ce moment tellement souhaité du jour où la fumée blanche sortira de la cheminée de la Commanderie et que nous sera annoncé au balcon : « Habemus acheteurem ».
 

Vezirian

 
J’ai à ce sujet observé avec beaucoup de distance les réactions à la dernière vidéo de Thibaut Vezirian.
 
Il y a ceux qui l’encensent, tellement heureux de la perspective du changement de propriétaire à court terme, qu’ils veulent absolument croire que le jeune chroniqueur de l’Équipe d’Estelle est bien informé. Et ceux qui rejettent avec violence ses propos, ses vidéos, sa personnalité.
 
Un peu de sagesse les amis, et d’objectivité.
 
Examinons l’état du club. Cela ne vous rappelle rien ? Des joueurs qui partent libres parce qu’on a pas les moyens de les retenir. D’autres qui sont placés à la rasbaille (ceux qui ne connaissent pas le mot peuvent demander sa signification à l’ami Médéric Gasquet-Cyrus). Un président nul. Un propriétaire absent. Le club soi-disant « pas à vendre ». N’avez-vous pas déjà vu ça une fois, il n’y a pas si longtemps ? La rumeur qui court depuis quelque temps déjà que des gens très riches réfléchissent au rachat du club est peut-être fondée sur rien… ou pas.
 
Qui peut raisonnablement se draper dans la moindre certitude ? Depuis quand est-il interdit d’espérer, d’une part ? Et pourquoi moquer ou mépriser ceux qui s’y autorisent ?
Serions-nous fragiles au point que conserver une distance respectable à l’égard des infos d’un journaliste sans l’insulter pour sa manière de les présenter deviendrait impossible, d’autre part ?
 
Je ne connais pas Vezirian, je me souviens même lui avoir reproché sur le mur d’un ami commun, de parler sans rien savoir au moment où Boudjellal annonçait ses intentions. En des termes corrects. Mais je trouve  plutôt émouvant que ce jeune homme se mouille en sortant du bois avec peut-être deux moitiés de billes dans la poche. Dans un premier temps il se fait fracasser par tous ceux qui ne veulent entendre que des choses sûres et vérifiées. Dans un second temps, il prend le gros risque que ses collègues le pourrissent et se foutent de sa gueule si rien de ce qu’il annonce ne se fait. Même s’il aura toujours la possibilité de justifier d’un retournement de situation inattendu, que les affaires sont les affaires… et qu’elles ne vont pas toutes jusqu’au bout.
 
Vezirian a fait un choix stratégique… et c’est courageux. Il n’est pas dans le même confort que certains de ses collègues qui touchent un salaire régulier de journaliste employé en CDI, et n’ont pas sa liberté. Il est indépendant, il a quelque chose à construire. Ça se respecte aussi.
 
Vous êtes tous jobastres avec cette vente. Et moi aussi parce que finalement j’ai l’impression désormais de regarder les matchs en attendant mieux. Je ne me contente plus du présent, je n’y vois qu’un état transitoire sans le moindre intérêt. Bref, je m’emmerde parce que je n’attends plus rien du club tel qu’il est en ce moment.
 
Alors, Trophée des Champions… tu parles…
 
Vive le grand Roger Magnusson !
 
Thierry B Audibert
 
 

     
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