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De Zerbi met les pieds dans le plat sur la boulimie mercato de l’OM

Par La rédaction FCM - Publié le - Mis à jour le
Roberto De Zerbi entraineur de l'OM
Roberto De Zerbi entraineur de l'OM
Roberto De Zerbi entraineur de l'OM

À l’OM, le vent souffle rarement dans le dos très longtemps. Roberto De Zerbi en fait aujourd’hui l’expérience. Éliminé de la Ligue des champions mercredi à Bruges, fragilisé mais toujours debout, l’entraîneur italien a tenu à remettre les pendules à l’heure. Non, il n’est pas sur le départ. Oui, il se voit encore longtemps sur le banc marseillais. « J’ai la force pour rester à Marseille encore cinq ou six ans », a-t-il lâché vendredi, le visage marqué, mais le discours clair.

Derrière cette déclaration de fidélité, De Zerbi a surtout livré un constat lucide – et un brin piquant – sur l’état de son équipe. Car si l’OM vacille, ce n’est pas seulement une question de système ou d’envie. C’est, selon lui, un problème de continuité.

Trop de visages, pas assez d’automatismes

Sans attaquer frontalement sa direction, De Zerbi a mis le doigt là où ça fait mal : le turn-over permanent. « Quand on perd, tout le monde perd. Tout le monde a sa part de responsabilité », prévient-il d’abord, avant d’enchaîner sur un constat implacable. « L’OM a beaucoup changé son effectif au cours des dernières années. Pour être compétitif, il faut de la cohésion. »

Autrement dit : difficile de jouer juste quand tout change tout le temps. « Si les onze joueurs se connaissent, ça aide. L’histoire le prouve », rappelle l’Italien, conscient que le football moderne adore les exceptions, mais que la règle reste la même. Il cite Lens comme anomalie heureuse, capable de reconstruire vite et bien. Marseille, lui, semble coincé dans une boucle sans fin.

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Une grande équipe ne se monte pas avec autant de mouvement dans l’effectif

De Zerbi insiste. Une grande équipe ne se décrète pas, elle se fabrique. Et surtout, elle se laisse le temps d’exister. « L’OM est une grande équipe, mais qui joue avec des joueurs qui sont ensemble depuis trop peu de temps », explique-t-il, avant d’appuyer là où ça pique vraiment : « S’il y a toujours six ou sept changements chaque saison, c’est dur d’être compétitif. »

Cet été, l’OM a encore profondément remanié son effectif, avec une douzaine de nouveaux joueurs. Derniers exemples en date : Timber et Nwaneri. Deux profils prometteurs, selon De Zerbi, mais qui arrivent dans un collectif encore en construction. « Ce sont deux très bons joueurs, mais il y a besoin de plus de cohésion pour atteindre des objectifs importants comme la Ligue des champions. »

Pas une excuse, jure-t-il. Plutôt une réalité.

Message envoyé, réception attendue

Le message est passé. À demi-mot, mais sans détour. Pour De Zerbi, Marseille doit arrêter de se réinventer tous les six mois si elle veut enfin ressembler à une équipe qui dure. Le discours semble destiné autant à ses joueurs qu’à ceux qui construisent l’effectif, Medhi Benatia et Pablo Longoria en tête.

Reste à savoir si, à l’OM, le temps long est compatible avec l’urgence permanente. De Zerbi, lui, semble prêt à patienter. Encore faut-il que le club décide, enfin, de faire la même chose.

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