L’Olympique de Marseille traverse une nouvelle zone de turbulences. Sur RMC, Eric Di Meco a livré une analyse tranchée de la situation, pointant la responsabilité de Pablo Longoria et revenant sur plusieurs choix structurants du club. Des propos qui interviennent alors que Frank McCourt est attendu à Marseille.
Di Meco cible Longoria et rappelle le cas Alexis Sanchez
Invité de l’émission Rothen s’enflamme, Eric Di Meco n’a pas mâché ses mots concernant Pablo Longoria. L’ancien défenseur olympien estime que la responsabilité de l’instabilité chronique incombe d’abord au président marseillais : « Le premier responsable de tout ce qu’il se passe depuis cinq ou six ans qu’il est président, c’est quand même Pablo Longoria. Parce que l’instabilité, la direction sportive, le choix des hommes, c’est lui qui les a faits. Selon moi, le péché originel c’est la manière dont certains joueurs et entraîneurs ont été traités. Et je pense notamment à Alexis Sanchez. […] Alexis Sanchez c’était un trésor et tu dois le garder même s’il était vieillissant. C’est comme pour Rabiot, j’ai eu le droit à un coup de fil du club en début de saison quand j’ai demandé comment faire pour se passer de Rabiot, alors que l’an dernier c’était le meilleur joueur de la saison et qu’il montait au créneau quand les mecs dormaient y compris quand ça gagnait ».
Ces déclarations relancent le débat sur la gestion sportive récente de l’OM, notamment sur la politique de recrutement et la continuité de l’effectif en Ligue 1.
Mehdi Benatia : du positif, mais « une ambiance bizarre »
Dans la suite de son intervention, Eric Di Meco a également évoqué Mehdi Benatia, directeur sportif, tout en recentrant ses critiques sur Pablo Longoria : « Pablo Longoria, les 150 joueurs en cinq ans, cela vient de qui ? Ce n’est pas Medhi Benatia, ce n’est pas (Roberto) De Zerbi, ce ne sont pas les joueurs. C’est lui ! Medhi Benatia sur son mandat, il y a beaucoup de positif et il y a du négatif mais c’est un jeune dirigeant pour qui ce n’est pas évident de devenir directeur sportif quand tu as arrêté ta carrière depuis peu. Il a fait beaucoup de bonnes choses, il a fait venir De Zerbi, Rabiot c’est lui… Sauf qu’il a tout verrouillé et il a fait régner une ambiance bizarre à la Commanderie ».
Il est là l’édito du poto @MouradAerts https://t.co/Pyfw88NiXT
— Football Club de Marseille (@FCMarseille) February 16, 2026
Si Adrien Rabiot et Roberto De Zerbi sont cités parmi les réussites, Di Meco souligne des dysfonctionnements internes. Des propos qui s’inscrivent dans un contexte tendu autour de la gouvernance de l’Olympique de Marseille, alors que les résultats sportifs et la stabilité institutionnelle restent au cœur des préoccupations.