Son nom circule avec insistance depuis la révélation de L’Équipe : Pauline Gamerre figure parmi les profils étudiés par le clan de Frank McCourt pour prendre la présidence de l’Olympique de Marseille. Dans un contexte de réorganisation interne et d’incertitudes sportives, l’actuelle directrice générale du Red Star FC pourrait incarner un nouveau visage institutionnel à la tête du club phocéen.
Une Marseillaise au parcours atypique
Née à Marseille il y a 42 ans, Pauline Gamerre a grandi avec l’OM en toile de fond. Avant de devenir dirigeante, elle était supportrice régulière du Vélodrome. « L’OM, ce sont des souvenirs de mon enfance », confiait-elle en 2015 dans les colonnes de L’Équipe. Une déclaration qui résonne forcément aujourd’hui alors que son nom revient avec insistance sur la Canebière.
Formée à Sciences Po Aix-en-Provence, elle se destinait d’abord au journalisme et au documentaire. C’est finalement au début des années 2010 qu’elle rejoint le Red Star, club historique basé en Seine-Saint-Denis. Bras droit du président Patrice Haddad à partir de 2011, elle en devient rapidement la directrice générale.
En 2015, lors de l’accession du club en Ligue 2, elle est alors la seule femme à occuper ce poste parmi les clubs des trois premières divisions françaises. « C’est la patronne », témoignait à l’époque un joueur du Red Star dans L’Équipe, soulignant son autorité naturelle dans un environnement majoritairement masculin.
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Rigueur, fermeté et gestion financière
Dans le milieu, Pauline Gamerre traîne une réputation de dirigeante exigeante, parfois surnommée « Margaret Thatcher » pour sa fermeté dans les négociations. Elle a notamment été saluée pour sa rigueur budgétaire et sa capacité à structurer le club audonien dans un contexte économique contraint.
Un cadre du Red Star expliquait ainsi dans la presse : « Elle a apporté une rigueur financière absolue. » Les passages réguliers devant la DNCG se seraient déroulés sans difficulté majeure, illustrant une gestion maîtrisée.
Ancienne membre du comité exécutif de la Fédération Française de Football, elle dispose aussi d’une expérience institutionnelle précieuse. Ce profil hybride — gestion opérationnelle et vision fédérale — correspond aux attentes d’un OM en quête de stabilité à sa tête.
Pourquoi son profil séduit à Marseille
Après la mise à l’écart de Pablo Longoria du secteur sportif et la réorganisation interne opérée autour de Medhi Benatia, la gouvernance du club est en pleine mutation. Frank McCourt chercherait un profil capable d’incarner l’institution, de restaurer une image forte et de structurer durablement le projet marseillais.
Pauline Gamerre coche plusieurs cases : connaissance fine du football français, expérience des instances, culture populaire du football et attachement assumé à Marseille. Son éventuelle nomination constituerait un tournant majeur, puisqu’elle deviendrait la première femme présidente de l’OM.
À ce stade, aucune décision officielle n’a été annoncée. Mais si les discussions venaient à se concrétiser, l’arrivée de Pauline Gamerre marquerait un changement profond dans la gouvernance olympienne, avec un message clair : celui d’une présidence recentrée sur la solidité institutionnelle et la rigueur stratégique.