L’Olympique de Marseille traverse une période de fortes turbulences. À l’approche d’un nouveau cycle, l’arrivée de Stéphane Richard à la présidence suscite autant d’espoirs que d’inquiétudes. Dans ce contexte tendu, Éric Di Meco a livré une analyse sans concession sur la situation du club.
Une saison chaotique pour l’OM
La saison de l’Olympique de Marseille restera comme l’une des plus agitées de ces dernières années. Ce qui devait être un exercice placé sous le signe de la stabilité s’est transformé en une succession de crises internes et de rebondissements médiatiques. L’affaire impliquant Adrien Rabiot et Jonathan Rowe, la démission surprise de Roberto De Zerbi, le bras de fer mené par Mehdi Benatia, ou encore l’arrivée d’Habib Beye sur le banc ont rythmé une saison difficilement lisible.
À cela s’ajoute le départ de Pablo Longoria, figure centrale du projet marseillais ces dernières années. En toile de fond, une instabilité structurelle qui a fragilisé le club tant sur le plan sportif qu’institutionnel.
Stéphane Richard face à un héritage lourd
Nommé par Frank McCourt, Stéphane Richard prendra officiellement ses fonctions le 2 juillet prochain. Mais son arrivée s’inscrit dans un contexte particulièrement délicat. Le club phocéen doit composer avec des finances fragilisées, tout en préparant un mercato estival sous contraintes.
L’incertitude autour d’une qualification en Ligue des champions complique encore davantage la donne. En cas d’absence sur la scène européenne, les revenus du club pourraient être significativement impactés, limitant les marges de manœuvre pour renforcer l’effectif.
Éric Di Meco alerte sur une situation critique
Invité du Moscato Show sur RMC, Éric Di Meco n’a pas mâché ses mots. « J’ai l’impression que le nouveau président va subir la situation. D’abord par rapport aux finances du club qui sont problématiques, et sur une éventuelle qualification ou non en Ligue des champions. Ceux que tu veux garder, c’est ceux qui vont vouloir partir, et ceux que tu veux faire partir, c’est ceux qui ont de gros salaires et qui ne voudront jamais partir », a-t-il déclaré.
Un constat pessimiste qui met en lumière les défis structurels auxquels le futur président devra faire face dès son arrivée.
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Des dossiers sensibles à gérer
Dans son analyse, Éric Di Meco a également évoqué plusieurs cas individuels susceptibles de poser problème. « Aubameyang ? Le problème, c’est son salaire par rapport à son âge. Greenwood, si tu ne fais pas de Coupe d’Europe, il va te dire ‘moi je veux partir’ et tu vas être obligé de céder », a-t-il expliqué.
Ces situations illustrent un déséquilibre dans la gestion de l’effectif, entre joueurs à forte valeur marchande susceptibles de quitter le club et éléments à hauts salaires difficiles à transférer.
Un président sous pression dès son arrivée
Enfin, l’ancien défenseur marseillais a insisté sur la difficulté de la mission qui attend Stéphane Richard. « On va pas faire du cas par cas, le président va subir. Il faut qu’il soit conscient du problème financier du club. Son problème, c’est qu’il ne vient pas du football », a-t-il conclu.